Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Coronavirus : les Parisiens ont pris plus d'hydroxychloroquine que les Marseillais

La rédaction de LCI
Publié le 10 mai 2020 à 16h37
Coronavirus : les Parisiens ont pris plus d'hydroxychloroquine que les Marseillais

Source : GERARD JULIEN / AFP

PRESCRIPTIONS - Bien que son efficacité n'ait pas encore été démontrée, le traitement associant azithromycine et hydroxychloroquine, préconisé par le professeur marseillais Didier Raoult, a été massivement prescrit, sur tout le territoire, révèle une étude menée par l'ANSM.

Le quotidien marseillais La Provence s'en amuse sur sa Une, dimanche 10 mai : "Les Parisiens ont pris plus de chloroquine que nous !" Mais derrière ce titre tout en ironie, renvoyant à une forme de parisianisme caricatural les nombreuses critiques formulées en l'encontre du désormais fameux professeur Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée Infection et chantre de ce traitement contesté associant azithromycine et hydroxychloroquine pour lutter contre le Covid-19, on trouve une étude sérieuse de pharmaco-épidémiologie menée par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), selon laquelle ledit traitement a été massivement prescrit depuis le début de l’épidémie en France.

Concrètement, cette étude a épluché les 466 millions d’ordonnances délivrées à 51,6 millions de Français soumis au régime général de la Sécurité sociale dans ce laps de temps. Elle révèle ainsi qu'à l'échelle départementale, on a plus prescrit ledit traitement à Paris (64,2 prescriptions pour 100.000 habitants) que dans les Bouches-du-Rhône (57,5), le Var (41,4) ou la Corse-du-Sud (39,4). Elle note, en parallèle, deux pics de ces prescriptions : 5000 pour le seul 18 mars, lendemain de l’annonce du confinement, et 41.000 "supplémentaires" (c'est-à-dire par rapport au nombre attendu) entre le 16 mars et le 19 avril.

Pour mémoire, c'est le 25 mars que le gouvernement, craignant une rupture de stocks et un recours massif à l'automédication, a restreint l'usage de ce traitement, par un décret, aux seuls cas graves dans le milieu hospitalier. L'étude démontre donc que cela n'a pas empêché nombre de médecins de ville de le prescrire. Et ce, bien qu'aucun essai clinique faisant consensus n'ait démontré son efficacité à ce jour. 


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