Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

États-Unis : 80% des cerfs positifs au Covid-19, un nouveau réservoir du virus ?

C.A.
Publié le 13 novembre 2021 à 16h49
JT Perso

Source : TF1 Info

TRANSMISSION - Selon une étude américaine, 80% des cerfs de Virginie testés entre décembre 2020 et janvier 2021 dans l'Iowa, aux États-Unis, sont positifs au Covid-19. Les auteurs craignent qu'ils ne deviennent un nouveau réservoir du virus.

Après les chauves-souris et les visons, les cerfs sont-ils devenus le nouveau réservoir du Covid-19 ? Selon une étude américaine repérée par Les Échos, ces animaux sont de plus en plus touchés par le virus. Alors qu'ils n'étaient qu'un tiers à être positifs au SRAS-CoV-2 entre avril et décembre 2020, ils étaient plus de 80% entre novembre 2020 et janvier 2021.

"Il s'agit de la première preuve directe du virus du SRAS-CoV-2 chez une espèce vivant en liberté, et nos découvertes ont des implications importantes pour l'écologie et la persistance à long terme du virus", estime dans un communiqué Suresh Kuchipudi, co-auteur de l'étude et professeur clinicien de sciences vétérinaires et biomédicales à l'université de Pennsylvanie.

Un taux de contamination 50 fois plus élevé chez le cerf que chez l'Homme

Pour cette étude, qui n'a pas encore été soumise à la relecture de pairs, les scientifiques ont testé 300 cerfs de Virginie dans l'Iowa durant le pic des contaminations au Covid-19 chez les humains, en 2020. "Nous avons constaté que 80 % des cerfs échantillonnés en décembre étaient positifs pour le SRAS-CoV-2, ce qui représente proportionnellement un taux de positivité environ 50 fois plus élevé que ce qui avait été signalé au pic de l'infection chez l'Homme à l'époque", indique Suresh Kuchipudi.

Après séquençage, les auteurs de l'étude ont découvert la présence de nombreux variants qui correspondaient à ceux qui avaient également été identifiés chez l'Homme. Selon eux, les cerfs ont été contaminés par les humains, le plus grand pic de contamination ayant eu lieu lors de la saison de la chasse. Les cervidés se seraient ensuite contaminés entre eux. 

Inquiets de ces résultats, les chercheurs disent craindre, au-delà de la contamination d'autres espèces, un effet boomerang chez l'humain, comme cela s'était vu à l'époque avec les visons d'élevages. D'autres mutations du virus pourraient également se produire. Pour les scientifiques, la mise en place de "nombreuses mesures urgentes" est nécessaire "pour surveiller la propagation du virus chez les cerfs et empêcher en retour de nouvelles contaminations chez les humains."  


C.A.

Tout
TF1 Info