La France face à une 3e vague d'ampleur

Covid-19 à l'école : nouveau bond du nombre de cas, plus de 20.000 élèves contaminés

ALG
Publié le 26 mars 2021 à 12h06
JT Perso

Source : JT 20h WE

ETAT DES LIEUX - Au cours des sept derniers jours, le nombre d'élèves contaminés par le SARS-CoV-2 a connu une nouvelle hausse conséquente, passant de plus de 15.000 à plus de 21.000, selon les derniers chiffres de l'Éducation nationale. Le taux de contamination est de 0,17% chez les élèves, contre 0,13% il y a une semaine.

A l'heure où l'épineuse question de la fermeture des écoles refait surface, le dernier relevé de la circulation du virus en milieu scolaire a de quoi interpeler. En sept jours, le nombre d'élèves contaminés a de nouveau bondi de 15.000 à plus de  21.183 sur un total de 12.400.000, soit un taux de 0,17% (contre 0,13% il y a une semaine). En 24h, ce sont 4025 nouveaux cas qui ont été enregistrées chez les enfants scolarisés, précise le bulletin hebdomadaire publié par le ministre de l'Education nationale. 

Du côté des enseignants, le nombre de personnes infectées en une semaine est également en hausse de 1809 à 2515, soit un taux de 0,22%. Rappelons qu'au cours de la semaine du 12 au 19 février, une hausse conséquente des contaminations avait déjà été enregistrée chez les enfants scolarisés (9000 à 15.000, soit 0,13%) et du côté des enseignants (1106 à 1809, soit un taux de 0,16%.)

1238 classes supplémentaires fermées en 7 jours

Sur l'ensemble du territoire, 3256 classes (contre 2018 il y a une semaine) sont actuellement fermées sur 528.400, et 148 structures scolaires sur 59.967, dont 116 écoles, 22 collèges et 10 lycéens. Pour la première fois cette semaine des données sur les tests salivaires réalisés dans les écoles ont en outre été communiquées. La semaine dernière, sur 320.285 tests proposés, 200.404 tests ont été réalisés, et 0,49% se sont révélés positifs.  

Le ministre de la Santé Olivier Véran a répété jeudi que les écoles resteraient ouvertes, si besoin avec un protocole sanitaire encore renforcé, et ne seraient fermées qu'en dernier recours. Quelques heures plus tôt, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait estimé que la proposition de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse visant à avancer les vacances de printemps était "utile", soulignant qu'une fermeture des écoles devait rester "un ultime recours". De son côté, le ministre de l'Éducation nationale répète que "la fermeture des écoles n’est en aucun cas le remède miracle pour vaincre l’épidémie". Sur LCI, il a en outre rappelé qu'"à chaque fois qu’on a eu des vacances, dans les deux semaines qui suivent, on a eu une hausse". Notons à ce sujet que l'augmentation du nombre de cas en milieu scolaire enregistrée ce vendredi, bien qu'elle reflète la flambée de l'épidémie dans la population générale, coïncide avec ce délai mentionné par le ministre, les vacances d'hiver s'étant achevées le 8 mars en zone B. 

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Reste que face à la propagation de l'épidémie, les syndicats s'alarment d'une situation de plus en plus tendue dans de nombreux endroits. Et chez les médecins ou les politiques, des voix s'élèvent pour demander une fermeture. Pour rappel, une étude de l'Institut Pasteur publiée le 9 mars dernier avait montré que les parents dont les enfants vont à l'école, ou sont gardés par l'assistante maternelle, s'exposent à un risque plus élevé de contracter le virus. Ce risque est de 39% pour les parents qui ont placé un enfant chez une nourrice. Un chiffre qui descend à 27% pour les parents de collégiens et à 29% pour ceux dont le ou les enfants sont scolarisés au lycée, précise l'enquête chargée d'identifier les lieux et les modalités de contamination au Sars Cov-2. 


ALG

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