La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Variant anglais du virus : un protocole pour tester un million d'enfants et d'enseignants par mois

La rédaction de LCI
Publié le 14 janvier 2021 à 12h50
JT Perso

Source : TF1 Info

L'essentiel

DÉPISTAGE - Olivier Véran a annoncé avoir lancé un dispositif pour tester" jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois". Le but de l'opération est de déceler la présence du variant anglais, qui semblerait plus contagieux chez les enfants.

Alors que beaucoup d'éléments manquent sur les contaminations chez les enfants, en particulier à l'école, le gouvernement compte tester massivement les plus jeunes. En marge d'un déplacement à Metz, pour lancer la vaccination des plus de 75 ans qui démarrera le 18 janvier, Olivier Véran a annoncé ce jeudi 14 janvier avoir "monté un protocole qui vise à dépister jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois". 

Ce dispositif, dont les modalités ne sont pas encore connues, sera lancé en concertation avec Jean-Michel Blanquer et concernera l'ensemble des élèves âgés de 6 ans ou plus. 

La fermeture des écoles en dernier recours

L'objectif est d'en savoir plus sur les contaminations au Covid-19 donc, mais aussi et surtout sur celles dues à la nouvelle souche originaire du Royaume-Uni et qui serait plus contagieuse chez les enfants, selon le ministre de la Santé : "C'est ce qu'on voit en Angleterre, sans que l'on ait plus de cas graves, en tout cas proportionnellement." 

Au micro de franceinfo mercredi 13 janvier, le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, avait défendu cette "surveillance de type dépistage ciblé au niveau des écoles et des enseignants" pour "se rendre compte du pourcentage que représente le mutant anglais".

Et si le gouvernement s'oppose aujourd'hui à la fermeture des écoles, suivant ainsi les recommandations du Conseil scientifique, il pourrait en être différemment "si la situation devait évoluer et que nous avions une augmentation de la part du variant (...)  anglais", a encore précisé Olivier Véran. "Nous pourrions nous poser des questions", a-t-il simplement ajouté. 

À ses côtés, le Premier ministre a objecté que la fermeture des établissements scolaires serait une mauvaise chose aussi bien pour les enfants que pour l'économie. Quelques jours plus tôt, il avait estimé qu'il faudrait "vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles".