Covid-19 : le défi de la vaccination

Antilles : l'évacuation par avion de patients vers la métropole, "une opération complexe"

ALG
Publié le 13 août 2021 à 10h40
JT Perso

Source : JT 20h WE

INTERVIEW - Invité de la matinale de LCI ce vendredi, Marc Rochet, vice-président d'Air Caraïbes a détaillé ce qu'implique, en termes logistiques, un rapatriement de malades sévèrement atteints par le Covid-19.

"Un devoir moral". Un nouvel avion doit décoller ce vendredi de métropole avec à son bord trente soignants et huit membres d'équipage afin de procéder à l'évacuation, dimanche, de six malades du Covid-19 hospitalisés aux Antilles en proie à une situation sanitaire "sans commune mesure". Le rapatriement de patients par avion "est une opération complexe mais nous savons faire et on considère que c'est à nous de le faire" a déclaré Marc Rochet, vice-président d'Air Caraïbes, invité de La Matinale sur LCI ce vendredi.

"Nous sommes prêts à faire d'autres vols"

"Pour cette opération pour le compte du ministère de la Santé nous allons envoyer un avion qui est décommercialisé", a-t-il détaillé, précisant qu'y "ont été installés des civières et du matériel de respiration pour évacuer et essayer d'alléger la charge qui pèse sur l'hôpital de Fort-de-France en matière de réanimation". 

Dans un premier temps, ce rapatriement concernera six patients. "Mais nous sommes prêts à faire d'autres vols", a indiqué Marc Rochet, soulignant que les "équipages ont du s'adapter à des procédures", avant de détailler ce qu'implique, en termes logistiques, un rapatriement de malades sévèrement atteints par le Covid-19.

"Protéger les malades, les personnels et les soignants"

"L'avant de l'avion est une zone qui reste protégée de l'arrière de la cabine parce que c'est là que vont se reposer les personnels soignants, c'est là où vont agir nos équipages donc dans cette zone on essaye d'avoir une partie de l'avion la plus saine possible" a précisé vice-président d'Air Caraïbes. Puis, "derrière les rideaux que nous installons, la cabine reste telle qu'on la connait mais une partie des sièges vont être transformés en quelque sorte, les dossiers et les accoudoirs vont être modifiés, pour installer des civières avec toutes les contraintes qui s'imposent", a-t-il décrit. Et de souligner : "on est obligés de les sangler, d'installer des câbles parce qu'il y a du matériel médical, des bouteilles d'oxygène et on doit rester le plus près possible des mesures de sécurité".

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"Il faut protéger les malades, les personnels et les soignants donc c'est pour ca qu'on aménage", a-t-il rappelé, précisant que cela nécessite une "demande spéciale approuvée par l'aviation civile".


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