Covid-19 : le défi de la vaccination

Covid-19 : après les annonces pour un pass vaccinal, quels effets sur les primo-vaccinations ?

L.C
Publié le 20 décembre 2021 à 15h41
JT Perso

Source : JT 20h WE

CHIFFRES - Depuis les annonces de Jean Castex, les prises de rendez-vous ont progressé durant le week-end. Mais plus de 5 millions de Français éligibles n'ont toujours aucune protection face au virus.

L'effet est presque toujours le même. A chaque allocution de l'exécutif, le nombre de demandes de vaccination augmente sensiblement. Qu'en est-il cette fois-ci ? Vendredi, le Premier ministre a annoncé la mise en place d'un pass vaccinal, synonyme d'exclusion des non-vaccinés des lieux déjà réglementés par le pass sanitaire, d'ici la fin du mois de janvier. Résultat, plusieurs milliers de réfractaires ont choisi de tendre le bras pour la première fois, un chiffre encourageant mais pas encore significatif.

"On espère avoir plus d'impact"

Ainsi, samedi 18 décembre, ils étaient 15.330 personnes à réserver un créneau pour recevoir une première injection, contre 6.847 la semaine passée, d'après les données de Doctolib. Dans le détail, ils étaient près de 1500 de plus de 60 ans, et 3350 chez les 25-34 ans, les plus nombreux. Un chiffre encore loin des 20.000 en moyenne fin septembre, et plus encore, des 247.000 prises de rendez-vous ce samedi pour la dose de rappel.

"L'important ce n'est pas d'agiter le mot obligatoire, c'est qui va inciter le plus efficacement possible à la vaccination. On a vu qu'avec le pass sanitaire, plus de 10 voire de 15 millions de personnes ont décidé de se faire vacciner. Avec le pass vaccinal, on espère avoir plus d'impact", assumait dimanche le porte-parole du gouvernement sur le plateau de LCI.

Côté piqûre, 34.944 primo injections ont été réalisées sur la journée du 18 décembre, là encore en progression (15% de plus rapport au 11 décembre), selon le ministère de la Santé et des Solidarités.

Le chemin risque pourtant d'être encore long. Si 52,4 millions de personnes ont reçu une première dose, ils sont toujours plus de 5 millions de Français, de plus de 12 ans, à refuser le vaccin. "Il faut qu'on utilise la pédagogie, la conviction, en se rendant à leur domicile quand ce sont des personnes très âgées et pas mobiles", insiste Gabriel Attal. D'autant que le variant Omicron, beaucoup plus contagieux que la mutation Delta, pourrait faire exploser le nombre de cas de Covid-19 en France. Ce dimanche, 48.473 nouvelles contaminations ont été décelés en 24 heures, soit plus de 10% en comparaison à la semaine passée.


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