La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Covid-19 : "Si rien n'est fait, on sera autour de 80.000 nouveaux cas à Noël", alerte William Dab

Léa COUPAU
Publié le 19 novembre 2021 à 23h03
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Source : TF1 Info

INTERVIEW - Invité sur le plateau de LCI ce vendredi soir, le professeur William Dab craint le pire à la veille des fêtes de Noël. Pour l'ancien directeur général de la Santé, les nouvelles contaminations vont exploser, "si rien n'est fait".

Le répit aura été de courte durée. Dans une Europe redevenue l'épicentre de l'épidémie, la France entre pleinement dans la 5eme vague, avec plus de 20.000 nouvelles contaminations par jour. "Il y a un petit côté cauchemar. C'est une situation qu'on a déjà vécu et qu'on espérait ne pas revivre", déplore William Dab, ancien directeur général de la Santé, sur le plateau de LCI.

Invité face à Darius Rochebin ce vendredi soir, le professeur a le ton le grave. "Cela sert à rien d'être optimiste ou négatif, il faut être vigilant (...) quand environ 40% de la population française n’est pas correctement protégée, il ne faut pas s’étonner d’avoir cette vague."

"Actuellement, 10 personnes contaminent en moyenne 13 personnes"

"Actuellement, le taux de reproduction du virus est à 1,3, ce qui veut dire que 10 personnes en moyenne en contaminent 13 autres", alerte l'ancien directeur général de la Santé qui prévoit "si rien n'est fait, 30.000 à 40.000 quotidiens le 15 décembre". Pire, les chiffres pourraient monter "autour de 80.000 nouveaux cas à Noël". Ce qui serait une situation méconnue depuis novembre 2020 et un événement catastrophique pour "les hôpitaux déjà dans une période difficile".

Alors pour éviter le pire, le professeur encourage, comme Jean-François Delfraissy jeudi sur LCI, tous ceux autorisés à recevoir leur 3e dose, "de le faire". "L’efficacité de la dose de rappel, c’est magique. Elle offre une protection scientifiquement plus durable", assure-t-il, avant de prévenir que "le vaccin n'est pas la seule solution, car ce serait oublier les gestes barrière"

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Là encore, William Dab exhorte les Français à "se laver les mains", à porter le masque et surtout, à "aérer les pièces" : "Les aérosols sont une cause importante de la contamination. La dilution de l’air est absolument clé, partout où l'on reçoit du public." Il ajoute que les tests, devenus payants depuis le 15 septembre, doivent être "accessibles à tous" face à la violence du virus. Au même titre que le "port du masque devait être obligatoire dans les écoles", assure-t-il.


Léa COUPAU

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