Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Toux, fatigue... ce que l'on sait des symptômes du variant Omicron

E.Ro
Publié le 11 décembre 2021 à 14h16, mis à jour le 12 décembre 2021 à 19h43
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Source : JT 20h Semaine

CRISE SANITAIRE - Les symptômes du variant Omicron semblent plus légers que ceux du variant Delta, mais pour certains scientifiques, il est trop tôt pour tirer des conclusions.

Après le variant Delta du Covid-19, le plus répandu dans le monde, c'est au tour de la mutation Omicron d'être hautement surveillée par les autorités. Le 9 décembre, Santé publique France avait déjà recensé 59 cas sur le territoire français. Mais si les autorités ont d'abord craint qu'il soit plus virulent que le variant Delta, les premières observations menées à l'étranger tendent à montrer que les symptômes sont plus légers. Même si les scientifiques prennent des précautions. 

D'après ses premières observations, l'OMS a principalement relevé des cas légers d'infection. Jeudi, le directeur de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a évoqué des "éléments qui laissent à penser qu'Omicron provoque des symptômes moins graves que Delta", avant d'ajouter qu'il "est trop tôt pour en être certain". 

Le lendemain, Michael Ryan, le responsable des urgences de l'OMS, a confirmé ce constat lors d'un entretien accordé à l'AFP. "Le comportement général que nous observons jusqu'à présent ne montre aucune augmentation de la sévérité", a-t-il indiqué, s'appuyant notamment sur "des symptômes plus légers" observés en Afrique australe. 

Les pertes de goût et d'odorat sont rares

Un rapport publié vendredi par les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains a précisé les symptômes ressentis par les malades, en s'appuyant sur les 43 cas de variant Omicron recensés aux États-Unis, a relaté Business Insider. Ils ont d'abord noté qu'une seule de ces personnes infectées a été hospitalisée et qu'elle est sortie de l'hôpital après deux jours. 

Quant aux symptômes, "la toux, la fatigue, la congestion ou l'écoulement nasal" sont les plus fréquemment signalés, soit des symptômes semblables à ceux du rhume. Des cas de fièvre, nausées, vomissements, essoufflement et diarrhée ont également été signalés, mais dans une proportion moindre. Seulement trois personnes ont présenté une perte du goût ou de l'odorat, alors que de très nombreux malades des autres souches du Covid-19 en ont fait état.

Des formes graves "2 à 4 semaines après le début d'une vague"

L'autorité sanitaire américaine a par ailleurs souligné que la majorité des personnes ayant contracté le variant Omicron étaient vaccinées. C'est d'ailleurs l'un des points mis en avant par certains scientifiques pour expliquer la moindre gravité des premiers cas du variant. 

Pour Vaughn Cooper, le directeur du Center for Evolutionary Biology and Medicine de l'université de Pittsburgh cité par Business Insider, c'est l'immunité conférée par la vaccination ou une ancienne infection au Covid qui protège les personnes contaminées des formes graves de la maladie.

Mais d'autres scientifiques ont expliqué que le nombre de cas était pour l'instant trop faible pour tirer des conclusions sur la virulence d'Omicron. "Je suis très hésitant à tirer des conclusions sur la sévérité des infections. Les formes graves chez les patients apparaissent généralement 2 à 4 semaines après le début d'une vague. Pour le moment, nous voyons des infections légères en majorité, mais c'était attendu. Omicron émerge depuis une quinzaine de jours seulement" a expliqué l'épidémiologiste sud-africain Salim Abdool Karim dans un entretien publié par Le Monde.

"Il n'y a pas de signal d'alarme à ce stade, mais ça ne veut pas dire qu'Omicron ne provoque que des infections légères" a-t-il conclu.


E.Ro

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