Covid-19 : le défi de la vaccination

Covid-19 : "convoquer" les plus âgés, nouvelle stratégie pour améliorer la couverture vaccinale

I.N.
Publié le 31 août 2021 à 21h07, mis à jour le 1 septembre 2021 à 18h26
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Source : JT 20h Semaine

CRISE SANITAIRE - Malgré l'avancée de la campagne de vaccination, environ 15% des plus de 80 ans n'ont toujours pas reçu leur première dose contre le Covid-19. Les autorités mettent désormais les bouchées doubles pour protéger ces personnes vulnérables.

Depuis les annonces d'Emmanuel Macron en juillet, la France a connu un rebond du rythme de vaccination, permettant au pays de conquérir les premières places des nations les plus vaccinées sur la planète. Mais un indicateur inquiète encore les autorités : la couverture vaccinale des plus de 80 ans. Selon le ministère de la Santé, plus de 600.000 personnes de plus de 80 ans n'ont en effet toujours reçu aucune injection.

Pour cette tranche d'âge - l'une des moins vaccinées de toutes celles de plus de 50 ans - le ministère de la Santé a décidé de passer à la vitesse supérieure. Selon les informations du Parisien, confirmées par LCI, le gouvernement expérimente un nouveau dispositif pour les personnes âgées passées entre les mailles du filet. Dans le Vaucluse comme dans la ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis), des convocations ont ainsi été envoyées aux plus isolés encore non-vaccinés.

Une convocation et un bon de transport pour convaincre

L'objectif ? Leur permettre de se rendre dans un centre de vaccination. "Un dispositif de convocation avec des rendez-vous pris d'office a été mise en place", explique le ministère de la Santé à LCI. Les caisses d'Assurance maladie ciblent les populations, en lien avec les agences régionales de santé, et envoient une "convocation" dans les boîtes aux lettres des personnes concernées. Celle-ci contient un créneau de réservation déjà réservé dans le centre le plus proche.

Pour l'heure, selon nos informations, 2000 courriers ont été envoyés. Ils contiennent également des bons de transports, appelés "prescriptions de transport sanitaire", afin d'aider les personnes dans le besoin à se déplacer vers le centre. Une vaccination à domicile est également possible.

Cette expérimentation, si elle porte ses fruits, devrait être élargie à d'autres territoires. "Ce dispositif sera potentiellement généralisé à l'ensemble du territoire, avec au moins un département par agence régionale de santé", assure le ministère.

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En parallèle, d'autres dispositifs voient le jour. À Rouen, ce sont par exemple les facteurs qui ont été mis à contribution. La caisse d'Assurance maladie a en effet demandé aux postiers de distribuer un questionnaire aux personnes âgées, au sein duquel le sujet du vaccin et des éventuelles réticences face à ce produit sont évoqués. À ce jour, aucune généralisation de ce dispositif n'est toutefois prévue, indique La Poste à LCI.

À Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), des infirmiers libéraux, sur leur temps libre, rendent également visite à des personnes âgées pour leur proposer de se faire directement vacciner à domicile, faute de pouvoir se rendre en centre (voir vidéo en tête de cet article). Autant d'initiatives qui doivent permettre à la France de rattraper le retard vaccinal de cette tranche d'âge, à la veille de l'ouverture de la campagne pour une troisième dose.


I.N.

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