Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

La pandémie de Covid-19 "loin d'être terminée", avertit l'OMS

La rédaction de TF1info
Publié le 9 mars 2022 à 18h51
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Lors d'un point presse à Genève ce mercredi, le patron de l'OMS a mis en garde au sujet du Covid-19, alors que le monde semble se détourner de cette préoccupation.
Il s'inquiète notamment de la baisse drastique du nombre de tests effectués, qui empêche un bon suivi de l'épidémie.

Depuis le début du conflit qui oppose la Russie à l'Ukraine, le Covid-19 semble s'être volatilisé de notre quotidien. Non seulement le nombre de cas et d'hospitalisations est en baisse constante, engendrant une levée des restrictions quasi-généralisée, mais le monde entier a désormais aussi les yeux rivés sur cette guerre dont les issues peuvent paraître plus menaçantes que celles de la pandémie.

Inquiète de cette nouvelle forme d'insouciance vis-à-vis du Covid-19, l'Organisation Mondiale de la Santé fait ce mercredi un rappel à l'ordre. "Cette pandémie est loin d'être terminée", met ainsi en garde le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

6 millions de décès associés à la pandémie

"Ce vendredi marquera deux ans depuis que nous avons dit que le Covid-19 se répandant dans le monde entier pouvait être qualifié de pandémie", a-t-il rappelé lors d'un point de presse à Genève, toujours en virtuel. Le docteur n'a pas manqué de rappeler que six semaines avant cette date, "quand il n'y avait que 100 cas recensés en dehors de Chine et pas de mort", il avait déclenché le niveau d'alerte sanitaire le plus élevé de l'OMS - une urgence de santé publique de portée internationale.

Le virus continue de se répandre à un niveau d'intensité bien trop élevé, alors que cette pandémie est dans sa troisième année.

Maria Van Kerkhove, épidémiologiste en charge de l’unité des maladies émergentes à l'OMS

Mais cette qualification n'avait pas frappé les esprits et il a été reproché plus tard à l'organisation d'avoir trop tardé à prendre la mesure de la catastrophe à venir. "Deux ans plus tard, plus de 6 millions de personnes sont mortes", a déploré Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

L'inquiétude face à la chute du nombre de tests

Même si l'OMS note depuis quelque temps que le nombre d'infections et le nombre de morts baissent, "cette pandémie est loin d'être terminée et elle ne sera finie nulle part si elle n'est pas finie partout", a souligné le patron de l'organisation.

L'OMS a notamment noté une croissance très forte dans la région du pacifique occidental, même si au niveau mondial le nombre de nouvelles infections et de décès ont baissé respectivement de 5 et 8%, selon le rapport épidémiologique hebdomadaire. "Le virus continue d'évoluer et nous continuons à faire face à des obstacles majeurs dans la distribution des vaccins, des tests et des traitements partout où le besoin s'en ressent", insiste le Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Les tests -qui permettent de détecter les nouveaux variants - sont une source d'inquiétude pour l'OMS, son patron notant que "plusieurs pays ont drastiquement réduit leurs tests". "Cela nous empêche de voir où se trouve le virus, comment il se répand et comment il évolue", a-t-il mis en garde. La stratégie de tests en Afrique du Sud avait ainsi permis de détecter très vite le variant Omicron à la fin novembre 2021. Il est aujourd'hui ultra-dominant.

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Maria Van Kerkhove, qui pilote la lutte contre le Covid-19 de l'OMS, a, elle aussi, mis en garde contre la baisse du nombre de tests qui peut donner une fausse impression sur le nombre réel d'infections. "Le virus continue de se répandre à un niveau d'intensité bien trop élevé, alors que cette pandémie est dans sa troisième année", a-t-elle lancé.

"Bien que nous voyions des tendances à la baisse, nous avons quand même répertorié 10 millions de cas confirmés au niveau mondial la semaine dernière", a-t-elle rappelé.


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