Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Le variant Omicron quasiment pas neutralisé cinq mois après la deuxième dose, selon l'Institut Pasteur

Idèr Nabili
Publié le 20 décembre 2021 à 17h20
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Source : JT 20h WE

RECHERCHE - Selon une étude publiée ce lundi par l'Institut Pasteur, le variant Omicron n'est quasiment plus neutralisé cinq mois après la deuxième injection de vaccin. La troisième dose permet de combler ce déficit.

Bientôt majoritaire en France, le variant Omicron semble bien résister aux vaccins en l'absence de dose de rappel. C'est en tout cas ce que montrent les résultats d'une étude publiée ce lundi par l'Institut Pasteur. Dans ces travaux, les chercheurs se sont intéressés à la sensibilité de cette nouvelle souche aux anticorps induits par la vaccination ou par une précédente infection. Et les résultats ne sont pas des plus rassurants.

Au cours de cette étude, les scientifiques ont utilisé le sang de patients touchés par le virus jusqu'à un an après les symptômes ainsi que celui de personnes doublement vaccinées contre le Covid-19 (avec Pfizer et AstraZeneca). Dans les deux cas, "ils ne neutralisent quasiment plus le variant Omicron, cinq mois après la vaccination", préviennent les auteurs.

La durée de protection de la dose de rappel encore inconnue

En revanche, "les sérums d'individus ayant reçu une troisième dose de rappel Pfizer, analysés un mois après l'injection, restent efficaces contre Omicron", assurent-ils. "Il faut cependant de cinq à 31 fois plus d'anticorps pour neutraliser Omicron, en comparaison avec Delta", tempèrent-ils. Et la durée de protection de cette troisième dose contre ce variant demeure encore inconnue.

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Les résultats sont également peu satisfaisants concernant l'efficacité des traitements par anticorps monoclonaux contre Omicron, qui seraient soit totalement inefficaces, soit "trois à 80 fois moins efficaces par rapport à Delta". "Cette étude montre que le variant Omicron met l'efficacité des vaccins et des anticorps monoclonaux à l'épreuve", réagit Emmanuel André, professeur de médecine et co-auteur principal de l'étude, même si la dose de rappel permet de garder espoir.


Idèr Nabili

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