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Covid-19 : l'épidémie recule-t-elle "plus fort qu'en novembre" ?

Publié le 13 mai 2021 à 7h15
JT Perso

Source : TF1 Info

CRISE SANITAIRE - Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a affirmé ce mercredi que l'épidémie reculait "désormais plus fort qu'au mois de novembre dernier". Qu'en disent les chiffres ?

De bonnes nouvelles sur le front de l'épidémie. Alors que la France a battu mardi 11 mai son record de vaccination en une journée, le nombre de cas quotidiens est en baisse continue depuis début avril. De quoi faire rivaliser d'optimisme les membres du gouvernement. Son porte-parole, Gabriel Attal, nous assure même que "l'épidémie recule désormais plus fort qu'au même moment au mois de novembre dernier".

Pour le savoir, plusieurs indicateurs doivent être observés. D'abord, le R effectif : il correspond à la moyenne de personnes qu'un malade contamine. S'il est inférieur à 1, cela signifie que l'épidémie décroît. Plus il est faible, plus la décroissance de l'épidémie est rapide. Actuellement, selon CovidTracker, le R est estimé à 0,77. "Au 1er mai, à partir des données virologiques, l'estimation du nombre de reproductions effectif était de 0,76. Au 2 mai, celle obtenue à partir des données d'hospitalisations était de 0,84", détaille Santé publique France dans son point épidémiologique du 6 mai dernier.

En novembre, ce chiffre était toutefois encore plus faible. À partir des données virologiques, le R effectif était estimé à 0,56 par Santé publique France, au 26 novembre, son plus bas niveau lors de la deuxième vague. Un indicateur qui montait à 0,74 lorsqu'il était calculé à partir des données d'hospitalisations.

La baisse du taux d'incidence plus forte en novembre... en plein confinement

Concernant le taux d'incidence, les dernières données montrent bien une nette amélioration de la situation sanitaire. Mais pas de manière aussi forte qu'en novembre dernier. Toujours selon Santé publique France, le taux d'incidence national au 8 mai est de 183,9 cas pour 100.000 habitants. Il y a trois semaines, le 17 avril, il était presque deux fois plus élevé : celui-ci était fixé à 339,8. Au 1er avril, il y a six semaines, lors du pic de cette troisième vague, il était même 2,2 fois plus élevé, à 413,6.

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Une nette diminution qui ne concurrence pas celle observée en novembre. Ainsi, il n'a fallu que quatre semaines pour diviser par près de cinq cet indicateur : 501,6 lors du pic du 2 novembre, contre 107,5 le 3 décembre, son niveau le plus bas. Une diminution largement expliquée par le confinement. Car, différence de taille, la France se trouvait alors sous cloche, quand aucune restriction de déplacement n'est actuellement en vigueur.

"Nous pouvons nous attendre à une descente plus rapide qu'en novembre"

Toutefois, les bons indicateurs de novembre avaient vite été rattrapés par le déconfinement. Dès le mois de décembre, la baisse de l'épidémie avait laissé place à un plateau légèrement ascendant, avant une nouvelle augmentation importante en mars. "En novembre dernier, le contexte n'avait rien à voir", rappelle à LCI le virologue Vincent Maréchal. "La population n'était pas vaccinée et la saison était très favorable à la circulation du virus. Sur le papier, nous pouvons nous attendre à ce que cela descende plus vite aujourd'hui qu'en novembre dernier."

D'autant que dans les hôpitaux, la tendance à la baisse de novembre dernier n'avait offert qu'un faible répit au personnel soignant. Le nombre de personnes hospitalisées était resté constant, autour de la barre des 25.000 durant plusieurs semaines, avant de remonter au printemps.

Au 11 mai, 25.028 personnes demeuraient toujours hospitalisées pour une infection Covid-19, dont 4743 en soins critiques. Des indicateurs en baisse de plus de 12% sur une semaine, une décrue similaire à celle de novembre dernier. Mais la baisse continue des nouvelles contaminations laisse espérer, cette fois, une décroissance progressive et continue des données hospitalières.

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Idèr NABILI

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