PRÉCONISATION - Dans son avis publié ce mardi, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé le vaccin dans un premier temps aux 5-11 ans présentant un risque de faire une forme grave de la maladie.

Un pas de plus vers la vaccination des enfants. Après l'Agence européenne des médicaments qui, le 25 novembre dernier, a recommandé le vaccin Pfizer pour les enfants de 5-11 ans, la Haute Autorisé de santé (HAS) se dit, ce mardi, en faveur d'une vaccination pour les enfants fragiles, alors que le taux d'incidence chez les 6-10 ans grimpe à 617 pour 100.000 habitants. C'est deux fois plus que celui de l'ensemble de la population en France (292,1 pour 100.000).

Un peu plus de 360.000 enfants concernés

"Dans le contexte épidémiologique actuel et au vu des données disponible, nous recommandons d'ouvrir la vaccination pour tous les enfants qui présentent un risque de forme sévère de la maladie et de décès" ainsi qu'à "ceux qui vivent dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou vulnérables non protégées par le vaccin", écrit la HAS dans son avis.

Il s'agit notamment d'enfants souffrant de maladies hépatiques chroniques, de maladies cardiaques et respiratoires chroniques, de maladies neurologiques, d'obésité, de diabète, d'immunodéficience primitive ou encore atteints de trisomie 21. Au total, un peu plus de 360.000 enfants seront concernés sur les 5 millions en France, détaille-t-elle. Pour se faire, l'autorité préconise comme pour la campagne des 12-17 ans, l'utilisation du vaccin Pfizer/BioNTech.

Depuis le début de la pandémie, les enfants sont largement préservés par la virulence du Covid-19. Les scientifiques notent chez eux un risque de développer une forme grave "près de 25 fois inférieur" à celui des adultes. En outre, le Covid long ne "persisterait pas au-delà de 12 semaines".

Mais attention, précise la HAS, les complications observées chez l’enfant, même rares "sont graves. Elles nécessitent d’être détectées précocement pour enclencher une prise en charge hospitalière." Depuis le 2 mars 2020, 781 cas de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques ont été signalés, dont 318 ont nécessité un séjour en réanimation et 199 en unité de soins critiques.

Il est aussi "difficile de différencier les symptômes prolongés de Covid-19 de ceux liés à un syndrome de la fatigue pandémique", note l'autorité sanitaire. En tout, trois décès directement liés au virus ont été recensés chez les enfants âgés de 5 à 11 ans depuis l'arrivée du Covid-19.

L'HAS se prononcera "plus tard" pour les autres enfants

En complément de ces préconisations, la HAS recommande aussi de renforcer la prévention de la transmission en milieu scolaire par le maintien des mesures barrières, l’aération régulière des locaux et l’utilisation périodique des tests de dépistage.

Pour les autres enfants, l'autorité assure qu'elle "se prononcera ultérieurement sur la pertinence d'élargir cette vaccination après avoir auditionné les parties prenantes". "Ces auditions viseront à éclairer le rapport bénéfice/risque individuel de la vaccination des enfants pour lesquels le risque de survenue de forme sévère ou de décès est faible au regard du risque possible de survenue d'effets indésirables rares", ajoute-t-elle.

Hors du continent européen, la vaccination a déjà été autorisée pour les enfants de cette classe d'âge dans un petit nombre de pays, parmi lesquels les Etats-Unis, Israël et le Canada.


La rédaction de TF1info

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