Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

"Ils tuent des gens" : Joe Biden et Facebook s'écharpent sur la désinformation liée aux vaccins

MM avec AFP
Publié le 17 juillet 2021 à 9h15
JT Perso

Source : JT 20h WE

PASSE D'ARMES - Le président américain a accusé le réseau social de participer à la désinformation liée aux vaccins anti-Covid-19. "Les faits montrent que Facebook aide à sauver des vies", a rétorqué le groupe Facebook.

Les États-Unis aussi font face à une remontée du nombre de contaminations au Covid-19. Si bien que les esprits s'échauffent du côté des décideurs politiques. Vendredi 16 juillet, Joe Biden a ainsi accusé Facebook de "tuer des gens" en participant à la désinformation liée aux vaccins.

"La seule pandémie que nous avons touche des personnes qui ne sont pas vaccinées. Ils tuent des gens", a lâché le président américain, alors qu'il s'apprêtait à quitter la Maison Blanche pour le week-end, et qu'on lui demandait ce qu'était son message à destination de groupes comme Facebook. Et la plateforme de riposter dans un communiqué : "Les faits montrent que Facebook aide à sauver des vies, un point c'est tout"

"Nous ne nous laisserons pas distraire par des accusations qui ne reposent pas sur des faits", a également assuré le groupe, ajoutant que "plus de 2 milliards de personnes ont vu sur Facebook des informations faisant autorité sur le Covid-19 et les vaccins, c'est plus que n'importe où ailleurs sur Internet. Plus de 3,3 millions d'Américains ont utilisé notre outil pour savoir où et comment se faire vacciner."

Vivek Murthy, le médecin en chef des États-Unis, a par ailleurs affirmé vendredi que la désinformation "coûte des vies". "Les groupes technologiques ont laissé la désinformation polluer notre environnement", a-t-il ajouté, en leur réclamant d'agir "rapidement et avec constance contre les plus grands diffuseurs" de fausses informations.

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"Facebook doit être plus rapide pour supprimer les messages dangereux"

La veille, jeudi, la porte-parole de l'administration Biden, Jen Psaki, avait déjà visé plus particulièrement Facebook. "Il y a environ 12 personnes qui produisent 65% de la désinformation hostile aux vaccins sur les réseaux sociaux. Toutes restent actives sur Facebook, alors que certaines ont été bannies d'autres plateformes", avait-elle dit, estimant que "Facebook doit être plus rapide pour supprimer les messages dangereux et violant les règles, des messages qui enfreignent leurs règles persistent souvent pendant des jours. C'est trop long".

Au cours des sept derniers jours, les États-Unis ont recensé quotidiennement 27.800 nouveaux cas en moyenne - soit une hausse de 64% par rapport à la semaine précédente -, ainsi que 2890 hospitalisations (+36%) et 223 morts (+38%). 

La campagne de vaccination, elle, a beaucoup ralenti ces dernières semaines dans le pays. L'objectif fixé par Joe Biden que 70% des adultes aient reçu au moins une dose du vaccin au 4 juillet, le jour de la fête nationale, n'a pas été atteint. Désormais, ce taux plafonne toujours à 68%.


MM avec AFP

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