Le pass sanitaire instauré en France

Covid-19 : comment le pass sanitaire s'appliquera en milieu hospitalier

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Publié le 6 août 2021 à 12h40, mis à jour le 8 août 2021 à 22h42
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

SANTÉ - Cette mesure était controversée, le Conseil constitutionnel a finalement tranché : le pass sanitaire s'appliquera bien à l'entrée des hôpitaux. Cependant, des mesures d'exception vont être appliquées. On vous explique.

Le projet de loi devait le mettre en place, le Conseil constitutionnel l'a validé. Malgré l'opposition parmi le milieu hospitalier, le pass sanitaire devrait bien s'appliquer à l'entrée des établissements de santé. 

À partir du lundi 9 août, les patients arrivant pour des soins programmés comme les visiteurs et les accompagnants des personnes malades devront présenter leur QR code pour pouvoir accéder à l'hôpital.

Des exceptions vont cependant être mises en place. Aux urgences, le pass sanitaire ne s'appliquera pas. Olivier Véran, le ministre de la Santé a également précisé lors d'une visite au centre hospitalier d'Aix-en-Provence jeudi qu'une tolérance serait appliquée pour les proches d'un patient en fin de vie ou en situation d'urgence. "Les visites fréquentes de familles pour apporter des fleurs à un patient, c’est terminé, car ça provoque des clusters", a cependant affirmé le ministre de la Santé.

Mais face au manque de règles claires, chaque établissement de santé applique un protocole particulier. Ainsi, au Centre Hospitalier des Quatre Villes, à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, les femmes enceintes et les coparents lors d'une échographie ou encore les accompagnateurs de mineurs pourront également être excusés de pass sanitaire. 

"On a défini les publics concernés en concertation avec le personnel médical", assure la direction de l'établissement, ajoutant, "il fallait donner des consignes claires pour les agents d'accueil pour définir les cas d'urgence ou non. Ce n'est pas leur métier."

Les visites fréquentes de familles pour apporter des fleurs à un patient, c’est terminé

Olivier Véran, ministre de la Santé

La mise en place du pass sanitaire à l'entrée des hôpitaux était controversée. L'Ordre des médecins craignait qu'une telle décision prive des patients de traitements tandis que pour la professeure Karine Lacombe, cette obligation "s'apparenterait à un refus de soins". La cheffe du service hospitalier des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris avait également mis en avant le fait que tout le monde ne pouvait présenter le précieux sésame. "On ne peut pas demander le pass sanitaire aux malades qui se soignent pour maladie chronique", a-t-elle ainsi donné en exemple.

Suite à la décision du Conseil constitutionnel, la Fédération hospitalière de France (FHF) a annoncé prendre acte tout en continuant à affirmer son opposition, dénonçant la difficile mise en application dans les établissements hospitaliers. Plutôt que le pass sanitaire, la FHF a appellé à l'obligation vaccinale pour tous. "Après près de 2 ans de crise, il est grand temps de remplacer les mesures de police par de vraies mesures de santé publique", affirme Frédéric Valletoux, président de la FHF.

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"Nous voulons faire un sanctuaire mais jamais nous n’arrêterons de soigner qui que ce soit parce qu’il n’a pas son pass, ou n’empêcheront les familles de voir un patient en situation d’urgence", a de son côté assuré Oliver Véran. Des propos que le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a répété en insistant qu'"une semaine de rodage" était accordée pour mettre en place le pass. 


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