Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Et si l'espoir d'un traitement contre le Covid-19 se trouvait… dans le système immunitaire des lamas ?

Publié le 22 septembre 2021 à 18h42
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

RECHERCHE - Selon des chercheurs anglais, certains anticorps de lamas pourraient permettre de mettre au point un traitement contre le Covid-19. Si les premiers résultats semblent prometteurs, les essais sur les humains n'ont pas encore débuté.

Près de deux ans après l'apparition officielle du virus, les recherches d'un traitement pour lutter contre le Covid-19 peinent encore à aboutir. Ce mercredi, des scientifiques britanniques ont publié une nouvelle étude dans la revue Nature, dans laquelle ils ravivent l'espoir de trouver une thérapie pour lutter contre le virus, en complètement du vaccin. Celle-ci serait à base... d'anticorps de lama.

Les chercheurs estiment en effet que "l'immunité de la population mondiale prendra du temps" et qu'il faut donc "traiter l'infection par des agents qui neutralisent le virus" et ainsi limitent les formes graves. Parmi les pistes évoquées : les nanocorps des lamas. Selon les scientifiques, stimuler le système immunitaire de ces animaux permettrait en effet de récupérer ces minuscules anticorps, capables de résister au virus et à ses variants.

Aucune trace du Covid-19 chez les souris traitées

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont administré ces nanocorps à des souris contaminées par le Covid-19. Ils ont alors observé que celles soumises au traitement expérimental "avaient perdu significativement moins de poids" une semaine après l'infection que celles du groupe témoin. Surtout, le virus subsistait une semaine après dans la gorge de trois des six souris non traitées avec les nanocorps, contre aucune chez celles qui bénéficiaient du traitement.

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Si les résultats sont prometteurs, aucun essai sur les humains n'a encore débuté, alors que les chercheurs estiment qu'un spray nasal pourrait voir le jour grâce à ces recherches. "Nous avons besoin de plus de données sur l'efficacité et la sécurité avant de passer aux essais humains", indique à la BBC le professeur Sheena Cruickshank, chercheuse à l'université de Manchester. "C'est toutefois très prometteur, d'autant que ce traitement est peu cher et facile à administrer."


La rédaction de TF1info

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