Covid-19 : la France face à la 7e vague

Soignants non-vaccinés : 600 infirmières et 75 médecins toujours suspendus

La rédaction de TF1 Info
Publié le 13 juillet 2022 à 14h36
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Source : TF1 Info

Selon Olivier Véran, les chiffres sont trop faibles pour impacter le fonctionnement de l'hôpital, ou des Ehpad.
Alors que le RN et LFI réclament une réintégration de ces soignants, cette possibilité "n'est pas sur la table pour le moment", assure Véran.

Une mesure qui n'affecte que très peu l'hôpital en crise. C'est du moins ce que défend Olivier Véran, qui a détaillé ce mercredi, à la sortie du Conseil des ministres, le nombre de soignants non vaccinés contre le Covid faisant l'objet d'une suspension. "Sur l'ensemble du parc hospitalier public et privé, 600 infirmières sur 240.000 sont suspendues, et 75 médecins et pharmaciens,  sur 85.000 en exercice, sont concernés par cette suspension", a-t-il égrené. Quant aux Ehpad "100 infirmières concernées, soit en moyenne une pour 70 Ehpad". 

Des chiffres trop faibles donc, pour impacter le fonctionnement du système hospitalier, selon le porte-parole. 

Une réintégration n'est "pas sur la table"

"Les chiffres donnés par les oppositions hier sont totalement erronés", a regretté le nouveau porte-parole du gouvernement, en référence à la demande -infructueuse - du RN et de LFI de réintégrer ces soignants. "Ceux dont je dispose sont issus d'une enquête diligentée par le ministère de la Santé quand j'en étais le ministre, confirmée par la fédération hospitalière de France", a-t-il assuré. Des chiffres à la hausse, ajoute Olivier Véran, "certains personnels soignants s’étant fait vacciner entre temps", a-t-il précisé. 

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Interrogé sur la possibilité de la réintégration des effectifs suspendus, Olivier Véran a écarté cette possibilité dans l'immédiat. Si le ministre de la Santé François Braun a saisi mardi à nouveau la Haute autorité de Santé sur cette question, annonçant discuter avec les partenaires sociaux, les syndicats, les fédérations, "une réintégration n'est pour l'instant pas sur la table, considérant que le virus circule beaucoup", a martelé Olivier Véran. Le porte-parole a tenu à rappeler "l'intérêt" de ces suspensions  : "lorsque vous soignez quelqu’un de fragile, vous prenez le risque de le contaminer". 


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