Covid-19 : le défi de la vaccination

3 choses à savoir sur Novavax, le nouveau vaccin bientôt disponible en France

F.S.
Publié le 14 janvier 2022 à 16h30, mis à jour le 14 janvier 2022 à 16h42
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Source : TF1 Info

ET DE CINQ- Les premières injections en France du vaccin anti-Covid de l'américain Novavax pourraient intervenir "début février", selon le ministère de la Santé. Basé sur une technologie plus classique que l'ARN, il a reçu le feu vert de la HAS ce vendredi.

"C'est une addition bienvenue à l'arsenal pour protéger les Européens", s'était félicitée en décembre la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen, en annonçant l'autorisation du vaccin anti-Covid de Novavax dans l'UE, avec un contrat anticipé avec le laboratoire américain portant sur 200 millions de doses. Le vaccin Nuvaxovid, qui a reçu ce vendredi le feu vert de la Haute autorité de santé (HAS), pourrait être proposé en France dès le début du mois de février, avait annoncé plus tôt le ministère de la Santé. Basé sur une technologie plus classique que les vaccins à ARN messager, il pourrait réduire le scepticisme d'une partie des non-vaccinés. 

C'est quoi, un vaccin "sous-unitaire" ?

Ni vaccin à vecteur viral (comme ceux d'AstraZeneca ou Johnson&Johnson) ni à ARN messager (comme Pfizer ou Moderna), le Nuvaxovid utilise encore une autre technologie : c'est un vaccin "sous-unitaire", dit aussi "à protéines recombinantes". Le principe est d'injecter dans l'organisme une protéine qui ressemble à la désormais fameuse "protéine Spike" du virus, pour déclencher la production d'anticorps contre la vraie protéine S du Coronavirus. 

Le procédé est déjà connu, et utilisé par exemple dans les vaccins contre la coqueluche ou l'hépatite-B. C'est d'ailleurs cette même technologie qu'utilise le vaccin que le laboratoire français Sanofi est en train de développer, et qui pourrait arriver sur le marché en 2022, après deux reports.

Plus facile à stocker et à transporter

Avantage certain du vaccin sous-unitaire de Novavax : il se conserve entre 2° et 8° Celsius, ce qui facilitera son transport et sa distribution. Les vaccins à ARN messager exigent des températures extrêmement faibles, qui nécessitent des congélateurs dont ne disposent pas, à grande échelle en tout cas, la plupart des pays à bas revenus - même si Pfizer a récemment assoupli les conditions de conservation de son vaccin. En arrivant tardivement sur le marché, les doses de Novavax risquent d'autant plus d'être excédentaires dans les pays développés, et pourraient alors être redistribuées via le système Covax.

Quelle efficacité contre les variants ?

En juin dernier, les laboratoires Novavax publiaient les premières conclusions de leurs essais cliniques de phase 3, menés auprès de 30.000 personnes. Sur cette base, la firme assurait que son vaccin protégeait "à 100% contre les formes modérées et sévères" de la maladie, et à 90,4% globalement". Mais plus encore, Novavax annonçait une efficacité de 93% contre les "variants prédominants", même si à la date de cette étude, ni le variant Delta ni l'Omicron n'en faisaient encore partie.

L'Organisation Mondiale de la Santé a homologué en urgence, courant décembre, ce vaccin de la firme Novavax, indiquant qu'il s'agissait du dixième ainsi validé. L'OMS recommande le vaccin pour toute personne de plus de 18 ans, en respectant un intervalle de trois semaines minimum entre deux doses.


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