Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Couvre-feu à 18h : "Une toute petite mesure", regrette l'épidémiologiste Catherine Hill

La rédaction de LCI
Publié le 1 janvier 2021 à 10h07
JT Perso

Source : TF1 Info

INTERVIEW - Invitée de LCI ce vendredi 1er janvier 2020, l'épidémiologiste Catherine Hill est revenue sur la campagne de vaccination ainsi que sur le couvre-feu avancé à 18h à compter du 2 janvier dans les départements les plus touchés par les contaminations.

Le gouvernement a annoncé que le couvre-feu serait avancé à 18 heures à compter du 2 janvier dans les départements les plus touchés par le Covid-19. Une liste dévoilée ce vendredi 1er janvier à 13h sur TF1. "C'est une toute petite mesure", a estimé dans la matinée l'épidémiologiste Catherine Hill, invitée de LCI. "Qu'est-ce que ça change entre 18h et 20h ? Cela change que tout le monde va se dépêcher (...) Cela va changer extraordinairement peu de choses, et c'est embêtant car le virus circule beaucoup dans ces régions. Moi, j'ai toujours dit qu'il fallait confiner pour tester."

Face à la polémique sur la lenteur de la campagne de vaccination, Olivier Véran a annoncé ce jeudi 31 décembre que les soignants volontaires de plus de 50 ans pourront se faire vacciner dès lundi. Et les premiers centres en ville pour les plus de 75 ans ouvriront début février. Là, "c'est une très bonne nouvelle" aux yeux de l'épidémiologiste. "Il faut vacciner le plus vite possible car cela réduira le nombre de cas, le nombre de morts. Il faut commencer par les personnes âgées et le personnel médical, il ne faut pas se focaliser sur les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner. Les plus antivax, on n'arrivera jamais à leur faire comprendre mais il y a beaucoup de gens indécis : il faut leur expliquer comment les vaccins sont étudiés".

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Sur l'immunité : "On devrait pouvoir y arriver"

Catherine Hill est également revenue sur la visite de pré-vaccination, cet entretien obligatoire pour toutes les personnes qui souhaitent se faire vacciner contre le coronavirus, lors duquel un médecin vérifiant les antécédents de santé de son patient. "Je ne vois vraiment pas à quoi ça sert", a-t-elle commenté. Quand les gens "sont là, il suffit de leur poser les bonnes questions et les vacciner".

Tout cela marque-t-il un excès de prudence dans la campagne de vaccination en France ? "Je pense qu'on a compliqué inutilement mais que cela va s'arranger", a répondu Catherine Hill. "Il y a des millions de vaccinés dans le monde, on commence à avoir beaucoup d'informations (...). On a dépassé l'échéance des deux mois de recul, on sait déjà pratiquement tout ce qu'il y a à savoir".

La spécialiste a par ailleurs répondu à la question de l'immunité, à savoir à quel pourcentage de la population immunisée les Français pourront reprendre leur vie d'avant : "67%", estime-t-elle. "Aujourd'hui, peut-être 12% de la population a eu le Covid-19 en France, à ce moment-là il suffit que 55% de la population soit vaccinée. On devrait pouvoir y arriver, les personnes refusant de se vacciner resteront à risque mais le virus circulera beaucoup moins".


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