Covid-19 : le défi de la vaccination

Polémique sur la 3e dose de vaccin : Thierry Breton répond à l'OMS

J.V avec AFP
Publié le 1 septembre 2021 à 18h36
Polémique sur la 3e dose de vaccin : Thierry Breton répond à l'OMS

Source : AFP

VACCINATION - La France va commencer prochainement à administrer une troisième dose du vaccin contre le Covid-19, alors même que cette nouvelle injection n'est pas soutenue par l'OMS.

La 3e dose continue de diviser la Commission européenne et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Chargé de coordonner l'approvisionnement de l'UE en vaccins contre le Covid-19, le commissaire européen a répondu mercredi aux réserves émises par l'agence spécialisée de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour la santé publique, qui s'inquiète de voir une dose de rappel être administrée en Europe alors même que des pays pauvres attendent toujours les premières doses pour leur population. 

On va produire en Europe et aux États-Unis 500 à 600 millions de doses par mois

Thierry Breton, commissaire européen chargé de coordonner l'approvisionnement de l'UE en vaccins anti-covid

Répondant à l'OMS, Thierry Breton a indiqué que les doses de vaccins nécessaires pour effectuer des rappels dans l'Union européenne, à savoir entre 300 et 350 millions, correspondent "à un mois de production" par l'Europe. "Je comprends le message, mais les chiffres ne le soutiennent pas dans la mesure où on va produire en Europe et aux États-Unis 500 à 600 millions de doses par mois", a-t-il ajouté.

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L'OMS réticente à l'injection de la troisième dose en Europe

Le commissaire européen a également rappelé que des centaines de millions de doses allaient être dirigées vers des pays dans le besoin, notamment en Afrique, via le dispositif Covax soutenu par l'ONU. De plus, Thierry Breton a souligné que les doses de rappel devaient intervenir au moins six mois après la vaccination complète et que tous les pays membres de l'Union européenne n'ont pas encore acté l'injection d'une 3e dose de vaccin. 

Mi-août, Mike Ryan, le directeur des urgences de l'OMS observait que l'injection d'une troisième dose du vaccin contre le Covid-19 revenait à "distribuer des gilets de sauvetage supplémentaires à des personnes qui en ont déjà un, pendant que nous 

laissons d'autres personnes se noyer sans le moindre gilet de sauvetage". Dans ce même sens, la scientifique en chef de l'OMS, Soumya Swaminathan, avait ajouté que "les données actuelles n'indiquent pas que les rappels sont nécessaires". Cette position défendue par l'OMS intervient alors que le dispositif Covax accuse d'importants retards, la plupart des pays d'Afrique subsaharienne connaissant des taux de vaccination inférieurs à 2% de la population. 


J.V avec AFP

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