ÉPIDÉMIE - Dans une interview accordée à "L'Express", le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, le Pr Alain Fischer, estime que "nous devrions arriver à un très bon contrôle de la vague actuelle" à compter du mois de mars.

Quand la cinquième vague va-t-elle prendre fin ? Démarrée à l'automne avec la résurgence du variant Delta, amplifiée dès décembre avec l'arrivée d'Omicron, cette vague n'en finit plus de grimper. Selon les dernières données de Santé publique France, plus de 270.000 tests positifs sont enregistrés chaque jour dans le pays... qui pourrait bientôt apercevoir le bout du tunnel. Le Pr Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, se montre optimiste.

"En mars, nous devrions arriver à un très bon contrôle de la vague actuelle", indique-t-il dans les colonnes de L'Express. "Une période de calme devrait alors s'ouvrir devant nous." Selon l'immunologue, de nouveaux variants pourront toujours survenir. Mais ils devraient être encore moins virulents qu'Omicron, dont la dangerosité est déjà atténuée par rapport à ses prédécesseurs.

Vers une surveillance du Covid-19 similaire à celle de la grippe ?

Ce variant "a probablement été sélectionné chez un individu immunodéprimé, chez qui il a accumulé des mutations favorables pour résister à la réponse immunitaire", explique Alain Fischer. "Pour qu'un prochain variant soit sélectionné, il faudra à son tour qu'il soit très différent. Et donc qu'il ait beaucoup de mutations, ce qui lui demandera du temps. Il ne faudra pas qu'il tue le malade chez qui il sera apparu, ce qui implique une moindre agressivité. C'est un raisonnement plausible."

Dès lors, si l'accalmie espérée se confirme à la fin de l'hiver, la France laissera-t-elle le virus circuler avec une moindre surveillance, à l'instar de pays comme l'Espagne ? "Nous ne sommes pas encore tout à fait dans la même situation", avec moins de vaccination en France, tempère le Pr Fischer. "Au moins à court terme, il faudra garder des mesures de freinage. À moyen terme, il sera possible d'envisager de suivre l'épidémie autrement, avec moins de tests et un système de surveillance 'sentinelle' similaire à celui de la grippe. Mais il est sans doute encore trop tôt."


I.N.

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