Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Covid-19 : le manque d'exercice associé à un risque accru de formes graves et de décès

La rédaction de LCI
Publié le 14 avril 2021 à 9h41
Covid-19 : le manque d'exercice associé à un risque accru de formes graves et de décès

Source : iStock

FACTEUR AGGRAVANT - Une étude publiée ce mercredi conclut que la sédentarité accroit, en cas d'infection au Sars-Cov-2, le risque de développer une forme plus sévère et d'en mourir.

C'est un facteur qui n'avait jusque-là pas encore été exploré. Le manque d'exercice est associé à un risque accru, en cas de Covid-19, de faire une forme plus sévère et d'en mourir selon une étude menée sur près de 50.000 patients publiée mercredi dans le British Journal of Sports Medicine.

Plus précisément, détaillent les résultats, les personnes qui étaient physiquement inactives pendant au moins deux ans avant la pandémie se sont révélés plus susceptibles d'être hospitalisées, de nécessiter des soins intensifs et de décéder de la maladie que les patients qui avaient toujours respecté les recommandations en matière d'activité physique.

Doublement du risque d'être hospitalisé...

Pour étudier l'impact potentiel de l'inactivité physique sur la gravité de l'infection, l'hospitalisation, le passage en réanimation et le décès, les chercheurs ont comparé le devenir de 48.440 adultes infectés par le Covid entre janvier et octobre 2020, aux États-Unis. 

L’âge moyen des patients était de 47 ans, près des deux tiers étaient des femmes (62%). En moyenne, leur indice de masse corporelle (IMC) était de 31, juste au-dessus du seuil d'obésité. Environ la moitié n'avait aucune maladie préalable comme le diabète, une bronchopneumopathie chronique (BPCO), une maladie cardiovasculaire ou rénale et le cancer. Près de 20% avait un de ces facteurs de risque et près d'un tiers (32%) en avaient deux ou plus.

Tous avaient déclaré leur niveau d'activité physique régulière au moins trois fois entre mars 2018 et mars 2020 lors de visites à des cliniques ambulatoires. Parmi eux, 15% se décrivaient comme inactifs (0 à 10 minutes d'activité physique par semaine) ; 7% assuraient respecter systématiquement les directives sanitaires (au moins 150 minutes hebdomadaires). Le reste signalait une "certaine activité" (11-149 minutes/semaine). Environ 9% du total ont été hospitalisés et 2% sont décédés. 

Après avoir pris en compte des différences dues à l'âge, à l'appartenance ethnique et aux comorbidités, les sédentaires atteints de Covid-19 étaient plus de deux fois plus susceptibles d'être hospitalisés que les plus actifs. Ils étaient également 73% plus susceptibles d'avoir besoin de la réanimation et 2,5 fois plus susceptibles de mourir de l'infection. Les patients qui n'avaient aucune activité physique étaient également plus susceptibles d'être hospitalisés et de mourir de leur infection que ceux qui avaient l'habitude de faire un peu d'exercice physique. 

... mais pas de preuve de lien direct

Toutefois, l'étude ne permet pas d'apporter la preuve d'un lien direct entre le manque d'exercice et les résultats obtenus.

À titre de repère, comme facteur de risque de maladie grave, l'inactivité physique n'est dépassée que par un âge avancé et des antécédents de transplantation d'organe, selon les chercheurs. En fait, comparée aux autres facteurs de risque comme le tabagisme, l'obésité, l'hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires ou le cancer, "l'inactivité physique était le facteur de risque le plus important dans tous les résultats" soulignent-ils. 

Les facteurs de risque les plus associés à un Covid grave sont l'âge avancé, le sexe masculin et certaines pathologies pré-existantes, comme le diabète, l'obésité et les maladies cardiovasculaires.


La rédaction de LCI

Tout
TF1 Info