Covid-19 : la France face à la 7e vague

Covid-19 : le retour du masque dans les transports à Nice suspendu par la justice

Idèr Nabili
Publié le 8 juillet 2022 à 18h07
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le retour du masque obligatoire dans les transports niçois n'aura pas lieu.
Cette décision du maire de Nice a fait l'objet d'un recours devant le tribunal administratif de la ville.

Revers pour Christian Estrosi. Dans un arrêté annoncé en début de semaine, le maire de Nice voulait réimposer le port du masque dans les transports en commun de la métropole pour contrer la septième vague de Covid-19. Mais la justice en a décidé autrement. Le tribunal administratif de Nice a suspendu ce vendredi la mesure.

La justice a en effet jugé que "l'existence de raisons impérieuses propres à la commune rendant indispensable" le port du masque dans les bus et tramways de la ville "n'a pas été démontrée". "Le maire ne peut, dès lors, exercer son pouvoir de police générale à la place des autorités de l'État", poursuit le tribunal administratif de Nice. Dans son ordonnance, le juge des référés souligne que la Première ministre Élisabeth Borne a rappelé, dans son allocution mercredi devant le parlement, que "le port du masque est fortement recommandé mais non obligatoire".

"Une atteinte grave et manifestement illégale"

En outre, la justice a estimé qu'une telle mesure contrevenait à la "liberté d'aller et venir" et "au droit de chacun au respect de sa liberté personnelle". Qu'un maire impose le masque dans les transports de sa ville représente "une atteinte grave et manifestement illégale", assure le tribunal.

"Je prends acte de la décision", a tweeté Christian Estrosi, peu après l'annonce, déplorant toutefois un taux d'incidence "de 1397 cas pour 100.000 habitants dans le département des Alpes-Maritimes" et un "taux de positivité des tests de 30,65%."

Les Niçois pourront donc continuer à prendre les transports sans se couvrir le nez et le visage, même si le gouvernement recommande toujours fortement de porter un masque dans les lieux de promiscuité, alors que le nombre de nouveaux cas ne cesse de grimper dans le pays.

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"J'invite chacun à prendre ses responsabilités", a d'ailleurs écrit Christian Estrosi. "Il en va à la fois de la santé des plus fragiles, de la préservation de notre activité économique et des conditions de préparation de la rentrée scolaire. Face à la recrudescence de l'épidémie, c'est une décision qui s'impose pour permettre à chacun de profiter de cette saison sans risquer de mettre en danger notre système de santé."


Idèr Nabili

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