Covid-19 : le risque de troubles menstruels ajouté à la notice des vaccins Pfizer et Moderna

A. Lo.
Publié le 28 octobre 2022 à 23h02
JT Perso

Source : TF1 Info

L'agence européenne des médicaments a reconnu que les vaccins à ARN-messager contre le Covid-19 pouvaient être à l'origine de saignements menstruels plus abondants qu'habituellement chez certaines femmes.
Par conséquent, ce risque va être ajouté à la notice des vaccins Moderna et Pfizer et aux résumés des caractéristiques du produit.

C'est un risque qui est désormais reconnu. Après plusieurs témoignages de femmes rapportant l'apparition de troubles menstruels après une vaccination anti-Covid, le comité de pharmacovigilance de l’Agence européenne des médicaments a décidé d'étudier la question. Ce vendredi 28 octobre, il a confirmé que les vaccins à ARN-messager contre le Covid-19 pouvaient bien être à l'origine des saignements menstruels abondants chez certaines femmes après leur vaccination.

Des troubles menstruels "non graves" et transitoires

Ces saignements "peuvent être considérés comme un effet indésirable potentiel des vaccins" de Pfizer et Moderna, selon cette conclusion rapportée par l'Agence nationale du médicament(ANSM). Ces effets seront par conséquent ajoutés dans les résumés des caractéristiques du produit et les notices de ces deux vaccins.

Les troubles menstruels déclarés après la vaccination par un vaccin à ARNm, soit ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna, faisaient l'objet d'une surveillance attentive au niveau national et européen depuis leur détection, à la suite de multiplication de témoignages évoquant cette question. Les autorités sanitaires n'avaient néanmoins pour l'heure pas établi de lien de cause à effet.

En juillet, les femmes concernées avaient été invitées par l'ANSM à déclarer les troubles observés. Entre juillet et septembre 2022, 2952 cas de troubles menstruels ont été déclarés avec le vaccin Comirnaty (Pfizer/BioNTech), et 515 avec le vaccin Spikevax (Moderna). La majorité de ces déclarations ont été réalisées directement par les patientes. Certaines déclarations rapportent des événements très antérieurs, pouvant dater jusqu’au printemps 2021.

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Les troubles menstruels déclarés concernent majoritairement des modifications de la durée et l’intensité des saignements associés ou non à des douleurs. Ils sont le plus souvent "non graves" et transitoires, précise l'ANSM. Chez certaines patientes, on observe toutefois une persistance possible de ces effets autour de 6 mois. Une analyse plus précise de ces cas se poursuit.


A. Lo.

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