Covid-19 : la France face à la 7e vague

Le Sénat donne son feu vert au projet de loi sanitaire, avec possibilité de contrôle des voyageurs

La rédaction de TF1info avec l'AFP
Publié le 21 juillet 2022 à 6h56
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Ce texte, qui entérine l'expiration au 1er août des régimes d'exception mis en place pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, a été voté par 189 voix contre 33.

Dominé par la droite, le Sénat a adopté dans la nuit, en première lecture, le projet de loi sanitaire, après avoir rétabli une possibilité de recours à un contrôle sanitaire des voyageurs, qu'avait supprimée l'Assemblée nationale. Le texte, qui entérine l'expiration au 1er août des régimes d'exception mis en place pour lutter contre l'épidémie de Covid, a été voté par 189 voix contre 33.

Députés et sénateurs tenteront dès ce jeudi de s'accorder sur une version commune en commission mixte paritaire (CMP). En cas d'accord, il devra encore être voté une dernière fois par les deux chambres. À l'Assemblée nationale, le projet de loi "de veille et de sécurité sanitaire" avait été amputé de son article-clé, par une conjonction de votes du RN, de LR et d'une majorité de l'alliance de gauche Nupes. Un premier revers législatif pour la majorité présidentielle, qui a placé le Sénat en position de force. 

Des dispositifs pour faire à de nouveaux variants

Le Sénat a approuvé le dispositif resserré proposé par le rapporteur LR Philippe Bas, amendé en séance. Il se décline en deux dispositifs distincts. Le premier concerne les voyageurs en provenance de pays étrangers. En cas d'apparition d’un nouveau variant du Covid particulièrement dangereux, le gouvernement pourrait imposer la présentation d'un test négatif à l'embarquement. Cela pour un mois, un vote du Parlement étant nécessaire au-delà.

Un second dispositif similaire pourrait s'appliquer pour les voyages vers les collectivités ultramarines "en cas de risque de saturation" de leur système de santé. À l'initiative de Philippe Bonnecarrère (centriste) et Thani Mohamed Soilihi (RDPI), a été introduite la possibilité d'un contrôle pour les personnes en provenance des collectivités ultramarines. 

En revanche, le Sénat a rejeté des amendements portés par plusieurs groupes, dont les centristes, pour rétablir la possibilité de produire, non pas uniquement un test négatif, mais également un justificatif de vaccination ou de rétablissement du Covid. Le ministre de la Santé François Braun y était favorable, estimant que ces éléments "continuent à faire sens médicalement". Le rapporteur a lui défendu un choix d'efficacité. Dénonçant "un retour en arrière inacceptable", le chef de file du groupe PS Patrick Kanner a affirmé que la motivation du rapporteur n'est pas "que scientifique", mais aussi politique, pour répondre à une attente des députés LR.

Les sénateurs ont par ailleurs prévu explicitement dans le texte l'abrogation des régimes permettant l'instauration de restrictions aux libertés, tels que confinement, couvre-feu ou pass sanitaire. "Si cela allait sans dire, cela va peut-être mieux en le disant", a commenté le ministre. Le texte permet enfin de prolonger les outils de suivi de l'épidémie SI-DEP et Contact Covid.

Quid de la réintégration des soignants non-vaccinés ?

Autre sujet qui a fait débat, la question de la réintégration des soignants non vaccinés, alors que les différentes autorités scientifiques oscillent entre réserves et "ferme opposition" face à une telle éventualité. "Nous créons un chemin vers la réintégration", a expliqué le sénateur Bas, pour qui "la décision doit être médicale, elle le sera".

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Selon la proposition du rapporteur, l'obligation vaccinale des soignants sera suspendue dès que la Haute Autorité de santé jugera qu'elle n'est plus justifiée, et les personnels soignants non vaccinés seront alors "immédiatement réintégrés". Le ministre, qui a fait état de 2.605 suspensions dans le secteur sanitaire, a jugé le dispositif  "équilibré".


La rédaction de TF1info avec l'AFP

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