Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Covid-19 : les anticorps restent dans le sang au moins huit mois après l'infection, selon une étude

Maxence GEVIN
Publié le 11 mai 2021 à 15h08
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Source : Istock

OPTIMISME - Les résultats d'une étude italienne publiée ce mardi confirment que les anticorps neutralisant le Covid-19 restent dans le sang des personnes infectées au moins huit mois après leur contamination. Explications.

Un motif d'espoir. Selon une étude de l'Unité d'Évolution et de Transmission virale de l'hôpital San Raffaele et de l'Institut de recherche sur le diabète du même établissement publiée mardi, les anticorps qui neutralisent le Covid-19 restent présents dans l'organisme pendant au moins huit mois après l'infection. 

Un constat valable "indépendamment de la gravité de la maladie, de l'âge des patients ou de la présence d'autres pathologies", affirment les scientifiques. "La présence des anticorps, bien qu'elle se réduise dans le temps, s'avère très persistante : huit mois après le diagnostic, seulement trois patients" sur les 162 suivis (dont 29 sont décédés) n'étaient plus positifs au test de détection de ces anticorps, précisent-ils dans un communiqué.

L'importance du développement précoce d'anticorps

Parallèlement, les chercheurs relèvent que la précocité du développement de ces anticorps est "fondamentale pour combattre l'infection avec succès". "Ceux qui ne réussissent pas à les produire dans les premiers quinze jours après la contagion risquent davantage de développer des formes graves" du virus, ajoutent-t-ils, précisant que les techniques utilisées avaient permis de "cartographier de manière quasiment exhaustive l'évolution dans le temps de la réponse des anticorps au Covid-19"

L'étude a été réalisée à partir d'un échantillon de 162 patients positifs au SARS-CoV-2. Tous les individus (67% d'hommes avec un âge moyen de 63 ans) ont été sélectionnés parmi ceux qui se sont présentés aux urgences du San Raffaele durant la première vague de la pandémie en Italie. 57% d'entre eux souffraient d'une autre pathologie que le Covid-19 au moment du diagnostic, notamment de l'hypertension ou du diabète.

Les premiers échantillons de sang ont été recueillis au moment du diagnostic en mars-avril 2020, les derniers fin novembre 2020.


Maxence GEVIN

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