EXTENSION - Limités au départ aux personnes âgées de 15 ans minimum, les autotests nasaux antigéniques, moins invasifs que les nasopharyngés, s'adressent désormais aussi aux enfants plus petits.

Une bonne nouvelle pour la stratégie gouvernementale de contrôle de l'épidémie de Covid-19 dans les écoles. La HAS (Haute autorité de santé) a annoncé ce lundi autoriser l'utilisation des autotests nasaux antigéniques chez les enfants en dessous de 15 ans. Les collégiens pourront donc eux aussi y avoir recours, de même que les élèves en lycée.

"Les tests antigéniques nasaux pouvant être utilisés chez les adultes et chez les enfants, la HAS considère qu’une utilisation plus large de leur forme autotest présente un intérêt en milieu scolaire, justifie dans un communiqué la Haute autorité de santé. "Elle recommande la mise en place de dépistages [...] au sein des écoles maternelles et primaires, des collèges, des lycées et des universités, à la fois chez les élèves, les enseignants et le personnel en contact avec les élèves."

64 millions d'autotests commandés pour l'Éducation nationale

Lors de la conférence de presse du jeudi 22 avril du Premier ministre Jean Castex, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a dit espérer une diminution "de 50% des contaminations par cette pratique", promet une étude, et si les tests sont effectués correctement. Ce prélèvement nasal simple, plus léger que les tests nasopharyngés, avec un coton-tige plus petit, devra être fait pour eux-mêmes par les professeurs et les personnels de l'Éducation nationale, à raison de deux tests par semaine. Les élèves devront le faire dans l'idéal une fois par semaine, basé sur le principe du volontariat, les parents doivent donner leur accord pour la réalisation de l'autotest sur leur enfant.

Ce dispositif de dépistage devrait surtout se concentrer dans les départements où l'incidence est la plus élevée, au moins dans un premier temps. Les collégiens des zones à forte circulation virale pourront donc eux-aussi y avoir recours grâce à cette publication de la Haute autorité de santé. Tout "résultat positif doit être confirmé par un test RT-PCR, notamment pour identifier le variant en cause", rappelle la HAS. Celle-ci précise que les données de performance des tests antigéniques nasaux sont peu fournies, mais que "quelques études cliniques sont rassurantes quant à leurs performances dans cette population pédiatrique et permettent de supprimer la limite d’âge précédemment posée".

Pour les élèves d'écoles primaires, le test salivaire devrait être encore largement utilisé. Dans le primaire, le ministère de l'Éducation nationale ambitionne 400.000 tests salivaires par semaine à compter de ce lundi, puis jusqu'à 600.000 tests salivaires les prochaines semaines. Tout élève confirmé positif entraînera la fermeture immédiate de sa classe pour une durée de sept jours.


Vincent KRANEN

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