Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Covid-19 : près d'un tiers des enfants et adolescents ont plus de mal à s'endormir

Maxence GEVIN avec AFP
Publié le 20 mai 2021 à 9h22
Covid-19 : près d'un tiers des enfants et adolescents ont plus de mal à s'endormir

Source : Istock

INSOMNIE - Selon une étude publiée ce jeudi, une inquiétante proportion de jeunes français ont eu plus de mal à s'endormir après le premier confinement du printemps 2020.

Une conséquence supplémentaire de la crise sanitaire ? Selon une enquête* de Santé publique France, publiée ce jeudi, le confinement a laissé d'importantes traces sur la santé mentale des jeunes français. Ainsi, 30% des 13-18 ans et 27,2% des 9-12 ans interrogés déclarent avoir connu des difficultés supplémentaires pour s'endormir après le déconfinement au printemps dernier. Les adolescents (13-18 ans) sont particulièrement concernés par ces gênes, indique l'étude. En plus des difficultés d'endormissement, 12,5% des sondés ont fait plus de cauchemars, 18,3% plus de réveils nocturnes. Parallèlement, 27% se disaient plus fatigués le matin, tandis que 25,1% déclaraient trop manger plus souvent. Ces proportions tombent respectivement à 9,5%, 11,4%, 10,5% et 12,5% chez les enfants de 9 à 12 ans.

En revanche, plus globalement, les très jeunes Français (9 à 12 ans) étaient beaucoup plus nombreux que leurs aînés à se sentir beaucoup moins détendus (29,1%) et moins joyeux (26,4%).

Certains symptômes plus sévères ont aussi été mis en évidence par le travail des chercheurs. La tristesse a incontestablement augmenté, aussi bien chez les enfants (2,2%) que les ados (7%). Même constat en ce qui concerne la nervosité (respectivement 5,2% et 13,1%) ou la peur importante (4,6% et 5,2%).

Les jeunes aux conditions de vie difficiles plus exposés

À noter que "les filles semblaient présenter une santé mentale plus impactée que les garçons". Les jeunes les plus touchés par ces symptômes de détresse psychologique étaient aussi généralement ceux "exposés à des conditions de vie plus difficiles", notamment ceux habitant dans un logement exigu en zone urbaine, appartenant à des familles monoparentales, avec des parents à faible niveau d'études, ou ceux connaissant des difficultés financières. "Un manque d'activités, une augmentation du temps passé sur les réseaux sociaux et les écrans, un sentiment d'être dépassé par rapport au travail scolaire, l'infection à la Covid-19 d'un proche et l'hospitalisation suite au Covid-19 étaient également liés à la détresse", en concluent les auteurs de l'étude. 

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*Enquête menée entre le 9 juin et le 14 septembre 2020 auprès de 3900 enfants et adolescents âgés de 9 à 18 ans et de leurs parents, avec deux questionnaires distincts sur leur vécu lors du confinement (un pour les jeunes, un pour les parents).


Maxence GEVIN avec AFP

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