Covid-19 : la France face à la 7e vague

Port du masque : le ministre de la Santé Francois Braun en appelle "au civisme de chacun"

Léa Prati avec AFP
Publié le 12 juillet 2022 à 11h24
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Source : TF1 Info

Le ministre de la Santé, François Braun, a appelé "au civisme" et au respect des gestes barrières.
Il a notamment défendu des "mesures très ciblées, mais nécessaires" à l'Assemblée nationale.
Ces restrictions auront pour but d'endiguer la septième vague épidémique qui touche actuellement la France.

Face à la septième vague, le ministre de la Santé François Braun a appelé les Français à faire preuve de "civisme" et a rappelé l'importance des gestes barrières. "J'en appelle solennellement au civisme de chacune et chacun" sur le port du masque "dans les lieux bondés et les transports en commun", a-t-il martelé, lundi 11 juillet, en ouverture des débats à l'Assemblée sur le projet de loi sanitaire.

Ce texte approuve la fin des principales restrictions dès ce 31 juillet, notamment la fin du "pass sanitaire et vaccinal dans la vie quotidienne des Français" mais surtout du "régime juridique de l'état d'urgence sanitaire" souvent critiqué par l'opposition, a souligné François Braun. Pour autant, "les Français doivent retrouver les bons réflexes, (car) le virus va continuer de circuler par vagues"

Mais qui dit fin du pass sanitaire, ne dit pas forcément fin des mesures restrictives. Face au rebond épidémique, le ministre a défendu des "mesures très ciblées, mais nécessaires" de ce premier texte de la législature : parmi elles, la poursuite de la collecte de données de santé sur les tests et la vaccination, et un possible pass sanitaire aux frontières. La veille, il a d'ailleurs donné instruction aux agences régionales de santé (ARS) de déployer les recommandations de la "mission flash" sur les urgences qu’il avait lui-même diligentée avant d’entrer au gouvernement. 

Une première intervention critiquée par l'opposition

"Nous ne pouvons baisser la garde" alors que "nous venons de passer la barre des 150.000 décès", a ajouté ce médecin urgentiste, un peu intimidé pour sa première intervention. "Le taux d'incidence atteint désormais 1342 cas pour 100.000 habitants, ce qui représente une augmentation de 22,8 % sur les sept derniers jours. Nous recensons en moyenne 130.000 cas par jour sur les 7 derniers jours", a précisé le ministre.

Les chiffres d’hospitalisation en soins critiques (1041 patients au 8 juillet, dont la moitié en réanimation), sont "toutefois largement en deçà du pic de 3500 patients en réanimation atteint en janvier dernier". Le ministre a été hué par des élus RN quand il a indiqué que la réintégration des soignants non vaccinés "ne peut être à l'ordre du jour", compte tenu de la situation épidémique. Des "éléments objectifs" seront présentés sur cette question fin octobre sous l'égide des autorités de santé, a-t-il répondu.

LFI a déposé une motion de rejet préalable pour contester "le maintien d'une loi d'urgence qui ne dit pas son nom", selon l'lnsoumise Raquel Garrido. 

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De son côté, le président de la commission des Lois, Sacha Houlié (LaREM), a porté le fer contre les "populistes" qui ont "communié main dans la main contre les vaccins" en commission. "Non, les vaccins n'empêchent pas les contaminations mais, 1.000 fois oui, les vaccins empêchent de contracter des formes graves, (...) les vaccins sauvent des vies !", a-t-il insisté.


Léa Prati avec AFP

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