Covid-19 : le défi de la vaccination

Covid-19 : les personnes immunodéprimées pourront bénéficier d'un traitement préventif

J.V
Publié le 7 août 2021 à 8h17
Un nombre limité de patients pourra disposer de ce traitement, administré uniquement à l'hôpital.

Un nombre limité de patients pourra disposer de ce traitement, administré uniquement à l'hôpital.

Source : SEBASTIEN BOZON / AFP

TRAITEMENT - Les personnes immunodéprimées, à risque élevé de développer notamment une forme grave de Covid, pourront recevoir préventivement un traitement par anticorps monoclonaux.

Les personnes immunodéprimées pourront recevoir un traitement préventif à base d'anticorps monoclonaux. Il leur sera administré notamment si elles sont cas contact, alors que leur risque est élevé de développer une forme grave de Covid-19 et que les vaccins ne sont pas suffisamment efficaces chez eux. Ce traitement pourrait concerner 130.000 patients immunodéprimés et non-répondeurs à un schéma vaccinal complet.

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Les "patients immunodéprimés qui ne sont pas protégés malgré une vaccination complète" bénéficieront d'une "autorisation d'accès précoce" au Ronapreve "en prophylaxie pré-exposition ou post-exposition au Sars-CoV-2", a indiqué la Haute autorité de santé (HAS), dans un communiqué, vendredi. Cette autorisation est octroyée pour cinq mois, a précisé la HAS, qui réévaluera son intérêt "dans un délai maximum de deux mois".

Qu'est-ce-que le Ronapreve ?

Le Ronapreve est un traitement par injection qui associe deux anticorps monoclonaux dirigés spécifiquement contre la protéine S (spike ou spicule) du Sars-CoV-2. Ils agissent en empêchant la pénétration du virus dans les cellules, luttant 

ainsi contre sa réplication. Son autorisation en accès précoce était déjà acté pour des patients à haut risque de forme grave 

déjà contaminés par le coronavirus.  

L'accès précoce est une procédure qui permet à certains patients de bénéficier d'un médicament avant qu'il ne reçoive une autorisation de mise sur le marché pour l'indication concernée. Il est octroyé par la HAS, en s'appuyant sur un avis scientifique de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Cette dernière a d'ailleurs expliqué qu'elle avait rendu un avis favorable à un accès plus large à cet usage préventif, pour tous "les patients faiblement répondeurs à une vaccination complète", en raison de "l'impasse thérapeutique" dans laquelle se trouvent ces patients. 


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