Covid-19 : le défi de la vaccination

Covid-19 : trois choses à savoir sur le vaccin de Sinovac, examiné par l'Union européenne

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Publié le 4 mai 2021 à 18h17
Covid-19 : trois choses à savoir sur le vaccin de Sinovac, examiné par l'Union européenne

Source : Ted ALJIBE / AFP

VACCINATION - L'Agence européenne des médicaments a débuté mardi 4 mai l'examen du vaccin du laboratoire chinois Sinovac contre le Covid-19 avant une éventuelle commercialisation de ce produit au sein de l'UE. Voici ce qu'il faut savoir.

Après Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson, le cinquième vaccin accepté au sein de l'Union européenne sera-t-il celui du laboratoire chinois Sinovac ? L'Agence européenne des médicaments se penche depuis ce mardi sur ce vaccin, après avoir lancé une procédure de son "examen continu", ce qui ouvre la voie à une éventuelle demande d'autorisation prochaine au sein des pays membres.

Un vaccin basé sur une technique traditionnelle

Contrairement aux vaccins déjà utilisés en France, le Sinovac repose sur une technique plus traditionnelle. Exit donc la technologie ultra-innovante de l'ARN messager (Pfizer, Moderna) ou l'adénovirus (AstraZeneca, Johnson & Johnson), ce vaccin du laboratoire chinois utilise la technique du virus inactivé qui aide la personne vaccinée à produire des anticorps contre le virus. Il ne contient donc pas le virus vivant, mais suffit à conférer la protection aux patients. Un fonctionnement similaire aux vaccins contre la grippe ou le tétanos, par exemple.

Principalement utilisé dans les pays émergents

Développé et autorisé par la Chine depuis février, le vaccin de Sinovac n'est pas utilisé dans une multitude de pays. Contrairement à AstraZeneca (utilisé dans plus de 156 territoires) ou à Pfizer/BioNTech (au moins 92), ce vaccin n'est, à ce jour, administré que dans une vingtaine d'États.

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Outre la Chine, plusieurs pays sud-américains l'utilisent. C'est notamment le cas du Chili, où 86,7% des injections se font avec Sinovac, ou du Brésil. Fin avril, 50.000 doses ont également été livrées en Uruguay, afin de vacciner joueurs, entraîneurs et arbitres en vue de la Copa América, la compétition sud-américaine de football, prévue en juin. En Europe, les autorités ukrainiennes ont conclu en février un accord sous conditions pour l'achat de près de deux millions de doses.

Ces derniers jours, le laboratoire chinois a indiqué qu'il était désormais en mesure de produire jusqu'à deux milliards de doses chaque année, après avoir précisé que 200 millions avaient déjà été livrées aux pays ayant homologué ce produit. Comme pour tous les vaccins, Johnson & Johnson excepté, deux doses sont nécessaires pour conférer l'immunité maximale.

Qualifié de "sûr" et "efficace" par l'OMS

S'il n'a pas encore été homologué par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le vaccin de Sinovac a d'ores et déjà reçu les louanges de l'instance. Fin mars, des experts de l'OMS ont indiqué que ce vaccin, comme celui développé par un autre laboratoire chinois, Sinopharm, avait "démontré sa sûreté et sa bonne efficacité contre le Covid-19 lorsque le malade présente des symptômes". Toutefois, l'organisation n'a pas encore délivré son homologation d'urgence car "il manque des données [...] en ce qui concerne les personnes âgées et les personnes souffrant d'autres maladies". En sus, une étude brésilienne faisait état d'une efficacité d'un peu plus de 50%


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