Covid-19 : un tribunal italien ordonne l'analyse des vaccins à ARN messager

Léa Prati avec AFP
Publié le 30 juillet 2022 à 14h19
JT Perso

Source : TF1 Info

Un tribunal italien a mandaté un expert pour analyser le contenu des vaccins à ARN messager.
Cette demande fait suite à la plainte d'un professeur, opposé à la vaccination, qui a été mis à pied après son refus de se faire vacciner.
Les analyses seront réalisées en septembre.

 Le tribunal de Pesaro, situé au sud de l'Italie, saisi par un plaignant opposé à la vaccination contre le Covid-19, a ordonné l'analyse en laboratoire des vaccins à ARN messager (ARNm), a-t-on appris samedi auprès de l'avocate du plaignant. Afin d'identifier le contenu des vaccins anti-Covid à ARN messager Moderna et Pfizer/BioNTech, le tribunal italien a mandaté un expert. Les analyses seront réalisées en septembre, a précisé l'avocate Nicoletta Morante. Selon elle, il s'agirait "d'une première en Italie, et peut-être en Europe".

Le plaignant, qui a déjà contracté la maladie par le passé, est un cinquantenaire exerçant notamment dans l'enseignement, et dont l'activité est soumise en Italie à l'obligation vaccinale. Réfractaire, il est sous le coup de sanctions administratives, selon Me Morante. Outre qu'"il demande d'établir si vacciner les personnes guéries du Covid-19 satisfait à la bonne administration de la médecine", il souhaite savoir quelles protéines sont présentes dans ces vaccins et si ces derniers contiennent des "excipients à usage non humain ou dangereux pour la santé", selon un résumé de la plainte.

Le traitement à ARN messager permet aux cellules de reproduire des protéines présentes dans le virus - les "antigènes" -, afin d'habituer le système immunitaire à le reconnaître et à le neutraliser.

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À l'appui de la plainte au civil présentée à Pesaro, l'avocate a produit l'avis d'un médecin chercheur, présenté comme virologue indépendant, qui estime que les vaccins ARNm ne remplissent pas la fonction de protection pour laquelle ils sont injectés. Ces vaccins, écrit-il dans la plainte, "n'ont pas la conformation fonctionnelle déclarée" et la réponse immunitaire qu'ils engendrent "est inefficace".


Léa Prati avec AFP

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