Covid-19 : le défi de la vaccination

Olivier Véran espère reprendre la vaccination avec AstraZeneca "au plus vite" et veut rassurer les vaccinés

ALG
Publié le 16 mars 2021 à 11h31, mis à jour le 16 mars 2021 à 11h46
JT Perso

Source : TF1 Info

PRÉCISIONS - Le ministre de la Santé espère pouvoir reprendre la campagne de vaccination avec AstraZeneca "au plus vite", après un nouvel avis de l'Agence européenne du médicament (EMA) prévu jeudi.

"Je fais partie de ces Français qui ont reçu une injection d'AstraZeneca". Au lendemain de l'annonce de la suspension temporaire par précaution de l'utilisation du vaccin développé par le laboratoire anglo-suédois contre le Covid-19, le ministre de la Santé Olivier Véran a tenu à rassurer. "Il n'y a pas de démarche particulière à entamer, les gens ne sont pas en danger parce qu'ils auraient été vaccinés par AstraZeneca", a-t-il déclaré, en visite mardi matin dans une école de Villiers-le-Bel (Val d'Oise).

"Ce que nous dit l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), c'est que comme pour toute prise de médicament, si vous présentez des symptômes, d'ailleurs liés ou non à la prise de ce médicament, et bien vous appelez votre médecin. Sinon, il n'y a aucune démarche particulière à entamer", a insisté le ministre. 

"On ne confond pas vitesse et précipitation"

L'Agence européenne du médicament (EMA) a annoncé qu'elle examinerait mardi "en détail les informations" sur les craintes liées à quelques cas de caillots sanguins chez des personnes vaccinées, sans lien avéré avec l'injection, avant une "réunion extraordinaire" jeudi, tout en réaffirmant que les avantages de ce vaccin étaient supérieurs aux risques. 

"Nous attendons je l'espère pour jeudi après-midi une forme de verdict de la part de la communauté scientifique européenne nous permettant, je le souhaite encore une fois ardemment, de pouvoir reprendre le plus vite et le plus tôt possible la campagne vaccinale avec le vaccin AstraZeneca"", a-t-il ajouté. Et de poursuivre : "On ne confond pas vitesse et précipitation (...) on prend le temps lorsqu'il y a des questions qui se posent de dire on suspend, on fait un pas de côté et on regarde comment ça se passe".

Lundi, à l'instar de plusieurs de ses voisins européens, comme l'Allemagne et l'Italie, Emmanuel Macron a annoncé "suspendre par précaution" en France l'utilisation du vaccin AstraZeneca, en attendant l'avis de l'EMA sur ces effets secondaires supposés. Selon l'agence, 30 cas d'événements thromboemboliques ont pour l'instant été signalés sur 5 millions de personnes vaccinées avec le vaccin AstraZeneca au sein de l'Espace économique européen. En France, comme le rappelait LCI, 0,66% des vaccinés ont déclaré des effets secondaires, contre 0,19% pour le vaccin Pfizer et 0,12% pour le Moderna.


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