Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Variant Omicron : contaminations, hospitalisations, décès... ce que nous apprennent le Royaume-Uni et l'Afrique du Sud

I.N.
Publié le 23 décembre 2021 à 13h02
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

TOUR D'HORIZON - Après avoir envahi l'Afrique du Sud ou le Royaume-Uni, le variant Omicron se propage désormais très rapidement sur le sol français. Quelles conclusions peut-on tirer de cette vague à l'étranger ?

Après l'Afrique du Sud et le Royaume-Uni, place à la France. Depuis plusieurs jours, le nombre de cas provoqués par le variant Delta semble enfin reculer dans le pays, mais le nombre de contaminations total reste en hausse. En cause, le variant Omicron, qui se propage "à très vive allure", selon les termes du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. La barre des 100.000 contaminations par jour pourrait être atteinte rapidement, alors que cette mutation devrait être majoritaire en France "entre Noël et le Nouvel an".

Les contaminations en forte hausse

Au Royaume-Uni, premier pays européen massivement touché par Omicron, c'est même déjà le cas. Mercredi 22 décembre, 106.122 nouveaux cas ont été enregistrés outre-Manche, un record. Cet indicateur a doublé en une dizaine de jours. C'est dans la capitale britannique, Londres, que ce variant est déjà majoritaire, devant Delta. Une situation que connaît également la France, puisque près de quatre cas sur dix à Paris sont désormais suspectés d'être liés à Omicron.

L'Afrique du Sud, où Omicron a été découvert en novembre, a, elle aussi, connu une hausse fulgurante des contaminations. Mi-novembre, le pays n'enregistrait que quelques centaines de cas quotidiens, avant de dépasser les 4000 deux semaines plus tard. Le pic a été atteint le 12 décembre, avec plus de 37.000 cas recensés en une journée, du jamais vu pour l'Afrique du Sud. Le nombre de contaminations s'est depuis stabilisé autour de 20.000 par jour.

Les hospitalisations augmentent beaucoup moins vite

S'il existe un consensus scientifique autour de la contagiosité accrue de ce variant, les autorités observent en priorité sa dangerosité. Car c'est bien la saturation des hôpitaux qui conduit, ou non, les différents gouvernements à serrer la vis. Et, sur ce point, les premières données semblent rassurantes. Wassila Jassat, membre de l'Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD), a indiqué ces derniers jours que le nombre de personnes nécessitant de l'oxygène était "inférieur à ce qu'il était par rapport aux vagues précédentes." "Les patients semblent également rester moins longtemps" à l'hôpital, a-t-elle ajouté.

Les données sud-africaines sont cependant analysées avec prudence par les autorités européennes, la pyramide des âges n'étant pas similaire à celle de notre continent. La population d'Afrique du Sud est plus jeune, a priori moins propice aux formes graves. Mais, au Royaume-Uni aussi, les hospitalisations augmentent beaucoup moins vite que les contaminations. Une observation confirmée par les scientifiques. Deux études menées au Royaume-Uni et publiées mercredi ont montré que les infections au variant Omicron sont moins susceptibles de provoquer des hospitalisations en comparaison avec le variant Delta.

Moins de décès officiellement liés à Omicron

Lundi 20 décembre, l'Afrique du Sud a enregistré 105 décès liés au Covid-19. Ce qui signifie que si Omicron semble moins virulent, il tue quand même. Mais dans des proportions inférieures aux mutations précédentes. À titre de comparaison, jusqu'à 600 décès par jour étaient recensés en Afrique du Sud en juillet, et même plus de 800 en janvier. Notons toutefois que la vaccination n'était alors pas aussi répandue qu'actuellement. Selon le NICD, 87% des décès liés à Omicron ont été observés chez des personnes non-vaccinés ou pas complètement, contre 13% chez celles ayant terminé leur schéma vaccinal.

Le constat est le même au Royaume-Uni : la courbe des décès conserve le même rythme depuis la fin de l'été, en dépit de l'arrivée d'Omicron. Depuis le début de la pandémie, cet indicateur suit d'environ trois semaines le rythme des contaminations. Sur ce point, il semble donc encore trop tôt pour tirer des conclusions des données de mortalité britanniques.


I.N.

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