Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Covid-19 : le Conseil scientifique craint "plusieurs centaines de milliers de cas au mois de janvier"

AL avec AFP
Publié le 23 décembre 2021 à 15h33
JT Perso

Source : TF1 Info

PROPAGATION - Lors d'un point presse, le Conseil scientifique a mis en garde contre une "désorganisation" de nombreux secteurs en janvier en raison de la multiplication des contaminations, dopée par le variant Omicron.

L'extrême contagiosité du variant Omicron n'a pas fini de perturber les pays dans lesquels il se propage. Alors que le Royaume-Uni est touché par une pénurie de main d'œuvre en pleine période de Noël suite à une explosion des cas de contaminations, le Conseil scientifique dans un point presse jeudi prévoit que le même phénomène touche la France en janvier.

Selon le professeur Arnaud Fontanet, membre de cette instance qui conseille le gouvernement, la "fulgurance" de transmission d'Omicron pourrait se traduire en janvier par "plusieurs centaines de milliers" de cas par jour.

Avec la multiplication des arrêts de travail et des périodes d'isolement en cas de contact, le Conseil scientifique a donc fait part de ses craintes d'une "désorganisation" de nombreux secteurs le mois prochain, notamment au sein des supermarchés, à l'hôpital, à l'école ou encore au sein des transports. Déjà, la SNCF a annoncé pour la période de Noël l'annulation de certains trains régionaux, faute d'employés. 

Un mois de janvier "en mode dégradé"

Face à cette "donnée vraiment nouvelle qu'on n'avait pas sur les autres vagues, et qui est liée à la vitesse de propagation d'Omicron", le Conseil scientifique recommande d'alléger les règles d'isolement afin de limiter cette désorganisation. Actuellement, un cas contact d'un cas contaminé par le variant Omicron doit s'isoler 17 jours. Cet allégement pourrait être décidé selon les scientifiques puisque malgré sa forte contagiosité, le nouveau variant semble entraîner moins de formes sévères du Covid. 

Mais, selon Arnaud Fontanet, ces ajustements pourraient aussi dépendre du niveau de contagiosité de la personne à tel ou tel moment, déterminé par des tests, ainsi que de la "nature des fonctions" qu'elle occupe. Ces possibles "assouplissements" devront de plus s'accompagner "d'un renforcement des gestes barrières", a recommandé l'épidémiologiste.

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Dans tous les cas, le Conseil scientifique prévoit qu'en janvier, "on fonctionne en mode dégradé", du fait des nombreuses contaminations, notamment à l'école. 

Selon de premières études préliminaires venues d'Afrique du Sud, d'Écosse et d'Angleterre, le variant Omicron semble entraîner moins d'hospitalisations que Delta. Mais semblant beaucoup plus contagieux, il pourrait provoquer mathématiquement une hausse du nombre de patients hospitalisés, notamment parmi les non vaccinés et les personnes fragiles.


AL avec AFP

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