La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Covid à Noël : "Il faut que chacun, le jour même fasse un test et respecte la ventilation", préconise le Pr Pialoux

M.G
Publié le 8 décembre 2021 à 10h50
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Source : TF1 Info

INTERVIEW - Alors que l'exécutif semble relativement optimiste quant à la situation épidémique lors des fêtes de Noël, le Pr Gilles Pialoux a fait part de son inquiétude. Il estime notamment qu'"aucun argument" ne permet de penser à une baisse rapide de la nouvelle flambée épidémique.

L'hôpital public sous haute tension pendant les fêtes ? C'est en tout cas la crainte du Professeur Gilles Pialoux, invité de LCI ce mercredi. Pour éviter une trop grande pression sur le système hospitalier, le médecin appelle les Français à la "responsabilité collective" lors des grands rassemblements familiaux des fêtes de fin d'année. 

"Il faut que chacun, le jour de Noël fasse un test, un auto-test et respecte la ventilation. Il ne faut pas non plus se mettre avec des personnes âgées ou immuno-déprimées", avance-t-il, estimant que c'est à ce prix que l'"on passera les fêtes à peu près correctement". 

"Il n'y a pas de décrue"

Emmanuel Macron a affirmé, ce mercredi sur France Bleu Pays d'Auvergne, croire que "les Français vont pouvoir passer des fêtes de Noël sereines". "Nous nous battons ensemble et les Françaises et les Français ont fait des efforts considérables en renonçant à beaucoup de loisirs, en étant extraordinairement civiques. Moi, je suis optimiste pour la suite", a-t-il encore affirmé. Pourtant, le professeur Pialoux n'est pas aussi catégorique. "Il n'y a pas de décrue, il y a juste un ralentissement de la hausse", affirme le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon à Paris.

"Il faut arrêter d’être dans le rassurisme béat", martèle-t-il, soutenant qu'"aucun argument ne nous laisse entendre que ça va baisser". "Nous, pour Noël et le jour de l’An à l’hôpital public, notre inquiétude, c’est d’avoir des infirmières en face des lits", souligne-t-il. "On n'est pas du tout tranquille par rapport à ça, même si la vague est en partie contrôlée par la vaccination. On a une visibilité à trois jours", explique-t-il. "On est extrêmement inquiet", conclut le médecin. 

De plus en plus de personnes vaccinées en réanimation

Gilles Pialoux a également mis en garde sur l'évolution progressive du profil des patients du Covid-19 dans les services de réanimation des hôpitaux. "Sur le terrain, on a l'impression que le profil des patients est un peu différent", indique-t-il. "Au début, c'était une caricature de non-vaccinés. Maintenant se rajoutent des gens qui sont à distance de la vaccination. Cela signifie qu'ils ont laissé cinq ou six mois après leur seconde dose et n'ont pas reçu leur rappel. Et bien sûr, certains patients ont aussi échappé au vaccin parce qu'ils sont immuno-déprimés ou transplantés", analyse l'infectiologue. 

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Par conséquent, il préconise d'accélérer la campagne de rappel et surtout d'"essayer de récupérer les 6 millions de personnes éligibles à la vaccination qui n'ont reçu, jusque-là, aucune dose"


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