La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Avec le variant Delta, le risque de contamination explose dans le métro

Publié le 26 novembre 2021 à 17h30
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Source : TF1 Info

CLUSTER - Alors que la propagation du Covid-19 s'accélère en France, de nombreux usagers parisiens s'étonnent que le métro soit de plus en plus bondé. D'autant plus que les derniers chiffres montrent que ce lieu est à risque.

Pendant plus d'un an, le métro était présenté comme un lieu dans lequel le virus ne s'engouffrait pas. La toute nouvelle étude ComCor de l'Institut Pasteur vient mettre fin à cette idée. Publiée ce vendredi 26 novembre, elle a permis d'identifier les lieux de contamination au Covid-19 durant cet été. Or, avec un variant Delta plus contagieux, ce transport sous-terrain apparait désormais comme un milieu de transmission. 

Pas de sur-risque dans le tram ou le bus

Contrairement à la précédente étude ComCor, qui s'appuyait sur les données du 1er octobre 2020 au 31 janvier 2021, on observe désormais "un risque d'infection modéré" dans les transports. À en croire les travaux de l'institut Pasteur, qui a examiné les circonstances et les lieux de contamination en France entre le 23 mai et le 13 août 2021, le métro a été associé à un sur-risque de 20%. Reste que ce moyen n'est pas le plus dangereux. La voiture partagée avec des proches ou des amis représente un sur-risque de 30%, tout comme le train pour des trajets de longue distance. Le taxi est bien moins sécurisé, avec une sur-risque évalué à 50%. Par contre, l'institut Pasteur n'a pas relevé de tels risques dans les autres transports en commun du quotidien, tels que le bus ou le tram.

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Reste que le métro n'est pas le lieu préféré du Covid-19. Car les usagers ne se côtoient que pour une courte durée, contrairement à des collègues pendant une journée de travail ou des amis lors d'un dîner au restaurant. Ils ont également tendance à ne pas parler dans le train, ce qui réduit la projection de gouttelettes. 

Ce qui n'est pas le cas dans les lieux privés. Ainsi, ce sont bels et bien les soirées entre amis ou les discothèques qui font exploser les contaminations. Le sur-risque chez les moins de 40 ans est évalué à 150% pour le premier et explose à 340% pour le second. Comme l'a résumé l'épidémiologique Antoine Flahault sur LCI ce vendredi : les milieux où l'on se contamine sont "ces lieux clos, bondés, mal-ventilés, où l'on reçoit du public ou bien de la famille ou des amis".


Felicia SIDERIS

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