La France retrouve le confinement

Confinement dans 16 départements : "un pari qui peut fonctionner", assure l’infectiologue Benjamin Davido

La rédaction de LCI
Publié le 19 mars 2021 à 11h08, mis à jour le 22 mars 2021 à 16h08
JT Perso

Source : TF1 Info

ÉPIDÉMIE - Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Poincaré, était l’invité de LCI ce vendredi 19 mars. Le docteur a estimé que le format de ce troisième confinement régionalisé était efficace, tout en prévenant que les trois semaines à venir seraient très difficiles dans les hôpitaux.

Alors que 16 départements s’apprêtent à être reconfinés samedi 20 mars, Benjamin Davido, infectiologue et médecin référent de crise Covid-19 à l’hôpital Poincaré, était l’invité de LCI vendredi 19 mars. "Un plan plus serré aurait été compliqué pour un confinement inédit, c’est-à-dire régional", a d’abord avancé le docteur, avant d’estimer que "le pari est fait" et qu’il "peut fonctionner" : "L’idée est de créer une frontière artificielle entre les régions et de limiter le brassage des populations en limitant aux commerces essentiels", dit-il.

En effet, ce troisième confinement va ressembler au deuxième de l’automne, mais à quelques différences près : il sera possible de s’aérer, et plus "par parcimonie" comme au printemps, mais dans un rayon de 10 km et sans limite de temps et le couvre-feu, qui reste en vigueur, sera retardé à 19h en raison du changement d’heure le week-end prochain. 

C'est d'ailleurs la première fois depuis le début de cette crise sanitaire que le confinement est doublé d'un couvre-feu nocturne. "La stratégie que je trouve innovante, c’est d’avoir anticipé cette saison printanière et de permettre d’être à l’extérieur plus longtemps", a souligné le Dr Benjamin Davido. L'infectiologue admet par ailleurs que "le nouveau confinement a le mérite d’apporter quelque chose de moins angoissant".

Mais en Île-de-France, qui a échappé jusqu’ici aux confinements partiels à la différence de Nice et de Dunkerque, la tension hospitalière demeure à son maximum et le reconfinement de s'avérer inévitable. "Aujourd’hui, on a dépassé le pic de la deuxième vague, qui était atteint alors même qu’on était confinés", confirme le docteur, qui n’anticipe aucune amélioration possible dans un futur proche : "Les 15 prochains jours, voire les trois prochaines semaines vont être extrêmement difficiles, car le pic n’est pas atteint", poursuit-il. "C’est terrible, parce qu’on en était presque à attendre qu’une place se libère par un défunt pour accueillir un nouveau patient. C’est traumatisant pour les équipes", ajoute-t-il. 

Dans la région, les lits de réanimation sont actuellement occupés à 104,7% par des malades du Covid - les autres patients graves ayant été déplacés dans d’autres services. Une saturation que connaissent les hôpitaux franciliens depuis le début de semaine et qui s’est aggravée en 24 heures. 

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