Covid-19 : le défi de la vaccination

Cinq cas de myocardite après le vaccin Pfizer en France

CQ avec AFP
Publié le 3 mai 2021 à 12h10, mis à jour le 3 mai 2021 à 12h15
Cinq cas de myocardite après le vaccin Pfizer en France

Source : ALAIN JOCARD / AFP

EFFETS SECONDAIRES ? - Des cas de myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, ont été détectés en France chez cinq personnes vaccinées avec le vaccin de Pfizer/BioNTech, selon les autorités de santé. Aucun lien entre la vaccination et cette pathologie n’est établi pour l’instant.

Après quelques cas de thromboses survenus suite à l’injection du vaccin d’AstraZeneca, un effet secondaire très rare, voilà que les autorités de santé s’intéressent au vaccin développé par Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 et aux effets qu’il pourrait engendrer. Des cas de myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, ont été rapportés en France chez cinq personnes ayant reçu une dose du vaccin américano-allemand, a indiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ce vendredi 30 avril. 

"Les données disponibles n’apportent pas, à ce stade, suffisamment d’éléments pour conclure sur un rôle du vaccin mais constituent néanmoins un signal potentiel de pharmacovigilance, qui doit être surveillé", souligne l’agence, son point de surveillance hebdomadaire des vaccins autorisés en France.

Une alerte venue d'Israël

Les autorités de santé ont fait cette découverte en se penchant justement sur les cas de myocardites et de myopéricardites répertoriés par les centres régionaux de pharmacovigilance depuis le début de la vaccination en France, le 27 décembre dernier, après avoir été prévenues de cas similaires "chez des hommes jeunes en Israël après une deuxième dose du vaccin Comirnaty", la dénomination du vaccin de Pfizer/BioNTech.

L’ANSM assure que ces effets indésirables "feront l’objet d’un suivi spécifique et seront partagés au niveau européen" avec l’Agence européenne des médicaments (EMA) mais qu’ils ne "remettent pas en cause le rapport bénéfice/risque", jusqu’ici largement favorable, du vaccin à ARNm, jugé efficace à 92% pour empêcher une forme grave de la maladie. Depuis le début de la vaccination, l’agence a recensé 16.030 cas d’effets indésirables, pour beaucoup "attendus et non graves", sur plus de 13,6 millions d’injections effectuées au 22 avril. Parmi ces effets indésirables plus conséquents et faisant l’objet de surveillance, on dénombre des cas d’augmentation de la tension artérielle, des troubles du rythme cardiaque ou encore des syndromes d’activation des macrophages, une maladie rare.

Ceci étant, la population française semble faire plus largement confiance à ce vaccin à ARNm qu’à celui d’AstraZeneca, ou encore celui de Moderna, fondé pourtant sur la même technologie. Au total, 28 cas de thromboses ont été répertoriées en France suite à une vaccination à l’AstraZeneca. L’apparition de ces caillots sanguins reste toutefois un effet secondaire "très rare", a récemment confirmé l’EMA en assurant que les bénéfices du vaccin suédo-britannique augmentaient avec l’âge. 


CQ avec AFP

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