Covid-19 : le défi de la vaccination

Stratégie vaccinale : "Il ne faut pas mettre de côté les médecins généralistes", déclare Gérald Kierzek

TF1
Publié le 4 mai 2021 à 10h30
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Source : Le 20h l'Edition Spéciale

POINT - Interrogé sur le plateau du 20 heures de TF1, Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP), est revenu sur des stratégies que la France pourrait adopter pour renforcer la campagne de vaccination.

Vendredi 30 avril, Emmanuel Macron a annoncé que tous les Français âgés de 18 à 49 ans pourront se faire vacciner à partir du 15 juin. Les objectifs du gouvernement restent inchangés : il faut que vingt millions de personnes aient pu recevoir la première dose du vaccin à la mi-mai ; trente millions de personnes à la mi-juin et tous les Français de plus de 18 ans d’ici à la fin de l’été. Pour les atteindre, que faire ? 

Gérald Kierzek déplore que l'on ne mette pas plus à profit les médecins généralistes pour faciliter cette stratégie vaccinale : "On se dit que plus on multiplie les lieux de vaccination, plus il y aura de vaccins de faits. Encore faut-il avoir les doses de vaccins, le personnel et on n’a pas mis à profit les médecins généralistes", assure-t-il ce lundi soir sur TF1.  

Le bénéfice d'une vraie consultation médicale

Le médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris rappelle que, dans leur communiqué, "depuis mars dernier, ils demandent à pouvoir vacciner plus largement" : "Les pharmaciens peuvent déjà vacciner, uniquement avec de l’AstraZeneca, les médecins généralistes aussi. On pourrait se dire qu’on pourrait utiliser un peu plus de maillage territorial”, ajoute-t-il, avant de préciser : “Il y a 22 000 officines sur le territoire. Il y a 100 000 médecins généralistes. L’Allemagne, par exemple, a eu une journée record, la semaine dernière, le 28 avril. Un million de personnes ont été vaccinées en une seule journée parce qu’ils ont misé sur les médecins généralistes”.

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“Il ne faut pas mettre de côté les médecins généralistes", martèle e consultant de TF1-LCI. "Ce sera un autre avantage. Cela permettrait d’avoir une vraie consultation médicale, de regarder le calendrier vaccinal. Cela permettrait, avec les professionnels de santé qui connaissent leur profession, de vraiment prendre en charge de manière globale la vaccination Covid et non-Covid”.


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