Covid-19 : le défi de la vaccination

4% de risque de contamination entre deux vaccinés d’un même foyer, d’après une étude israélienne

CQ
Publié le 20 juillet 2021 à 15h07
4% de risque de contamination entre deux vaccinés d’un même foyer, d’après une étude israélienne

Source : ALAIN JOCARD / AFP

VACCINATION - Une étude observationnelle, menée auprès de soignants et de leurs proches en Israël, démontre la grande efficacité du vaccin Pfizer, qui réduirait à la fois le risque d’infection et de transmission.

Face aux variants du virus, le vaccin Pfizer réduit fortement le risque de développer une forme grave, mais freine-t-il vraiment celui de contaminer ses proches ? C’est en tout cas ce qu’observe une étude menée conjointement par des chercheurs du centre médical israélien Sheba, de l’université de Tel Aviv, de l’institut Pasteur et de la Sorbonne université. 

Si celle-ci n’est pas encore validée par ses pairs, elle permet de concentrer des premières données sur les transmissions du virus entre personnes vaccinées et non vaccinées au sein d’un même foyer. Et celles-ci sont encourageantes : au sein d’un ménage de personnes totalement vaccinées contre le Covid, le risque de transmission chute de manière drastique.

Un taux de vaccination de 60%

L’étude a été diligentée en Israël, où la couverture vaccinale de la population se situe à 60,6%, auprès de 212 soignants de l’institut Sheba et des membres de leur foyer. Concrètement, ces derniers ont dû déclarer l’apparition de la maladie chez eux ou chez l’un de leurs proches ainsi que l’injection de doses de vaccin. À partir de ces éléments, les chercheurs ont pu observer qu’au sein d’un foyer de quatre personnes, la probabilité de transmission du Covid était de 59% entre deux personnes non-vaccinées, qu’elles soient adultes ou adolescentes, et seulement de 4% entre deux vaccinés. Le risque de transmission entre un adulte et un enfant, lui, se situait à 36% lorsque le porteur du virus n’était pas vacciné et tombait à 10% lorsqu'il l'était complètement.

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"Voilà une preuve supplémentaire de l’importance d’augmenter le taux de vaccination, seul moyen efficace et unique de réduire les dimensions de l’épidémie et de reprendre une vie normale", s'est réjoui le centre Sheba en publiant l’étude. Mais il parait encore tôt pour faire état d’un risque quasi zéro de contaminations avec le vaccin développé par Pfizer vu la diffusion du variant Delta (autrefois dit indien), bien plus contagieux que le variant Alpha (autrefois dit anglais), lui-même plus contagieux que la souche originelle. Cela étant, le vaccin à ARNm protège encore nettement d’une forme grave de la maladie : selon l’institut Pasteur, celui-ci est efficace à 96% contre le variant Delta. 


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