La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Omicron : quelle marche à suivre pour passer la vague ? L'avis du Conseil scientifique

Léa COUPAU
Publié le 20 janvier 2022 à 23h38
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Source : TF1 Info

VARIANT - Alors que le nombre de contaminations quotidiennes explose en France, le Conseil scientifique donne, ce jeudi dans son avis, des clés pour passer la vague Omicron. Objectif : limiter la pression hospitalière.

Dans son avis daté de ce mercredi, le Conseil scientifique le dit et le redit : la cinquième vague n’est pas (encore) terminée. Avec près de 526.000 personnes positives lundi, et plus de 430.000 le lendemain, ce ne sont d'ailleurs pas les chiffres des contaminations quotidiennes qui diront le contraire. Derrière cette explosion des cas, le responsable est trouvé : le variant Omicron, hautement contagieux. Entre 9 à 14 millions de Français pourraient avoir déjà été infectés par cette souche du virus, souligne l'avis. 

De quoi penser qu'on a déjà atteint le pic des contaminations ? Au Royaume-Uni, Londres l’aurait passé le 1er janvier 2022. Mais si nos voisins britanniques ont toujours un temps d’avance, il faudra encore attendre pour la France. Malgré “un léger ralentissement du nombre de cas” en Île-de-France notamment, la rentrée des classes, en janvier, a engendré un regain épidémique qui devrait se faire sentir dans les semaines à venir sur l’hôpital.

Les déprogrammations, "la nouvelle priorité"

L’enjeu est donc de limiter la tension hospitalière "qui va se poursuivre jusqu'à la mi-mars", lit-on dans l'avis. Pour ce faire, l’effort ne sera cependant pas le même que pour les autres vagues. S'il fallait réduire ses contacts entre 50% et 80% avant l’été 2021, cette fois-ci, le Conseil scientifique table sur une baisse de 20%. Début janvier, l’épidémiologiste à l’Institut Pasteur Arnaud Fontanet indiquait déjà que cette discipline individuelle permettrait de diviser par deux le nombre d’entrées dans les centres hospitaliers.

Aujourd'hui, 27.931 personnes sont toujours hospitalisées en raison du Covid-19, dont 3842 en soins critiques. “Ce nombre de patients va demeurer”, admet le Conseil scientifique, pointant toutefois des disparités régionales à venir. “Certaines régions du sud atteignent déjà des pics des précédentes vagues”, ajoute-t-il. Car derrière ces chiffres, une autre inquiétude émerge : la déprogrammation des patients non Covid. Pour le Conseil, elle sera “la nouvelle priorité pour les semaines qui viennent.”

Vers une 4e dose ?

En parallèle, et toujours dans la lutte contre la crise sanitaire, les scientifiques préconisent la poursuite de la stratégie française de dépistage massif. La semaine dernière, près de 12 millions de tests ont été réalisés d’après les chiffres de la Drees. Un record jamais égalé depuis le début de la pandémie. À cela, comme l’a rappelé le Premier ministre Jean Castex ce jeudi, la vaccination conserve un rôle clé. Notamment pour les 5 millions de personnes qui n’ont reçu aucune dose. L’arrivée du pass vaccinal devrait agir en ce sens, appuie l'avis. Preuve en est, déjà, plus d’un million de Français ont tendu le bras pour la première fois depuis l’annonce de ce nouveau dispositif, a souligné le chef du gouvernement.

Quid d’une quatrième dose ? Pour l’instant, le Conseil reste suspendu à la publication “de données scientifiques solides” mais la question est posée noir sur blanc : faut-il l’autoriser “maintenant ou après 2022 ?” Toutefois, à l’avenir, “les mesures générales de restriction des activités sociales semblent désormais plus difficiles à envisager, sauf en situation extrême”, notent les scientifiques. Rassurons-nous, on est donc encore loin d'un confinement.


Léa COUPAU

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