Covid-19 : le défi de la vaccination

Rétrotracing et vaccinations éclairs : la bonne formule face au variant Delta ?

Léa LUCAS avec TF1
Publié le 30 juin 2021 à 10h25
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

COVID-19 - Des mesures sanitaires renforcées sont déployées dans plusieurs régions françaises afin de freiner la propagation du variant Delta. Il représente désormais 20% des nouveaux cas de Covid-19 dans l'Hexagone.

Le variant Delta progresse en France et représente désormais "20% des nouveaux cas" de Covid-19. Soit le double de la semaine précédente. Mais "on peut y échapper" avec la vaccination et un traçage serré, a assuré mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran. Plusieurs régions tentent ainsi de limiter sa propagation. "A chaque fois qu'on a connaissance d'un cas, on investigue pour éviter d'être débordé par la diffusion du variant Delta", explique Josselin Vincent, responsable de la veille sanitaire à l'Agence Régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire, dans le reportage de TF1 en tête d'article.

Avec son équipe, composée d'infirmiers et de médecins, Josselin Vincent tente de casser les chaînes de contamination en retrouvant les personnes infectées. Objectif ? Les interroger pour retrouver l'endroit et le moment où elles ont été contaminées afin de prévenir les cas contacts. "On essaie de voir avec eux, que ce soit : domicile, amis, évènements auxquels ils auraient participé, pour retrouver tous les cas contacts" et les pousser à l'isolement, témoigne le docteur Farah Boukraa, à Nantes (Loire-Atlantique). De nombreuses autres régions tentent d'endiguer le variant en menant cette opération de rétrotracing. 

Le rétrotracing sera déployé partout en France dès le 1er juillet.
Le rétrotracing sera déployé partout en France dès le 1er juillet. - L'assurance maladie Ameli

Centres de vaccination éphémères

À quelques centaines de kilomètres de là, le Morbihan (Bretagne) enregistre le taux d'incidence le plus élevé du département face à la poussée du variant dit "indien". Les communes ont donc décidé d'accélérer la vaccination en mettant sur pied des centres éphémères. "On a eu une semaine à peine pour mettre en place le centre dans un gymnase dans lequel nous avons installé treize box que l'on a loués auprès d'entreprises qui ont l'habitude de travailler avec des vaccinodromes",  assure Boris Lemaire, maire de Questembert. Près de 2 000 personnes devraient recevoir une injection de vaccin anti-Covid cette semaine. 

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Ces opérations coup de poing seront déployées dès que des clusters apparaîtront. Le rétrotracing, lui, deviendra la norme sur l'ensemble du territoire dès le 1er juillet. Cet élargissement est possible, car la circulation du virus est modéré, voire faible par endroit (inférieur à 5 000 nouveaux cas par jour). Condition indispensable selon les épidémiologistes, chargés d'enquêter. 


Léa LUCAS avec TF1

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