Covid-19 : le défi de la vaccination

Vaccination des 12-18 ans : "une barrière supplémentaire", estime Gérald Kierzek

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Publié le 5 juin 2021 à 16h47, mis à jour le 5 juin 2021 à 16h59
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Source : Le 20h l'Edition Spéciale

PRÉCISION - Emmanuel Macron a annoncé que les jeunes de 12 à 18 ans pourraient se faire vacciner à partir du 15 juin. Le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) et consultant TF1-LCI nous éclaire sur le sujet.

Les adolescents pourront se faire vacciner à partir du 15 juin, a annoncé Emmanuel Macron en déplacement dans le Lot, se montrant optimiste pour l'été tout en appelant les Français à rester "prudents". "Nous avons décidé, à partir du 15 juin, de commencer à ouvrir la vaccination pour les adolescents, les plus jeunes, et à partir du 15 juin, de permettre aux 12-18 ans d'aller se faire vacciner, dans des conditions sanitaires, des conditions de consentement et de bonne information des familles, éthiques, qui seront précisées dans les prochains jours", a-t-il déclaré mercredi 2 juin. Une décision prise après avoir constaté que l'objectif de 30 millions de vaccinés à la mi-juin serait atteint.

Ainsi, trois jours après l'ouverture de la vaccination à tous les adultes et cinq mois après le début de la campagne, plus de 26 millions de Français ont déjà reçu une première injection. Le cap de 50 % des adultes a été passé, qui correspond à 39 % de l'ensemble de la population. S'approche-t-on alors d'une forme d'immunité collective ? Selon le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) et consultant TF1-LCI, "on augmente la résistance pour la pénétration du virus. Quand le Covid-19 est arrivé, il y a plus d'un an, la population était naïve. Je ne parlerais pas d'immunité collective parce qu'on ne sait pas à quelle hauteur il y a une immunité collective, une barrière absolue pour le virus".

Au sujet de l'ouverture de la vaccination aux 12-18 ans, le docteur Gérald Kierzek estime qu'il s'agit d'une "barrière supplémentaire". Toutefois, "la priorité absolue reste vraiment les gens à risque", a-t-il ajouté. Entre autres les plus de 50 ans, les 65 ans avec des maladies et les personnes obèses. Selon lui, ces personnes risquent de développer des formes graves.


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