Covid-19 : la vie avec le virus

Covid long : un patient sur huit garderait au moins un symptôme durable

SM avec AFP
Publié le 5 août 2022 à 11h20, mis à jour le 5 août 2022 à 11h40
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Une étude d'ampleur publiée dans le "Lancet" identifie des symptômes spécifiques au Covid long.
Une personne sur huit est touchée par ce phénomène, qui dure trois à cinq mois après une infection au Covid-19.
Plus de 2 millions de personnes en sont atteintes en France.

L'étude éclaire un peu plus un phénomène encore trop mal connu. Une personne sur huit atteinte de Covid-19 garde, à long terme, l'un des symptômes caractéristiques du Covid long, qui se traduit par la persistance de symptômes durables après une infection au coronavirus, selon une étude réalisée aux Pays-Bas, parue ce vendredi dans The Lancet

Ces symptômes comprennent "des douleurs abdominales, des difficultés et des douleurs respiratoires, des douleurs musculaires, une agueusie ou une anosmie (perte du goût ou de l'odorat, NDLR), des picotements, une gêne dans la gorge, des bouffées de chaleur ou de froid, une lourdeur des bras ou des jambes ainsi qu'une fatigue générale", y apprend-on. "Chez 12,7% des patients, on peut attribuer ces symptômes au Covid-19", trois à cinq mois après l'infection, détaille l'étude. De par son ampleur et sa méthodologue, ce travail constitue une pièce importante pour mieux comprendre le risque de Covid long, qui touche en France plus de 2 millions de personnes en France. 

Identification de séquelles spécifiques

En l'état actuel des connaissances, on sait qu'il existe chez certains patients des séquelles spécifiques à une infection au coronavirus et que celles-ci ne s'expliquent pas uniquement par des troubles psychosomatiques, comme l'ont avancé initialement certains médecins. Mais on ignore largement la fréquence de ces troubles et, plus encore, les mécanismes physiologiques par lesquels ils interviennent.

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Si l'étude du Lancet ne répond pas à ce deuxième questionnement, elle permet de mieux préciser le premier élément, d'abord car elle a été réalisée sur un nombre important de patients : plus de 4.000 personnes atteintes du Covid. Chez ces patients, l'épisode de Covid 19 a été avéré par un test PCR ou le diagnostic d'un médecin. Enfin, et c'est là une nouveauté importante, les réponses de ces patients ont été comparées à celles données par un groupe de personnes qui n'ont pas eu le Covid.

Car il est possible de ressentir l'un des symptômes énumérés, sans que le Covid en soit la cause. De fait, presque 9% de personnes n'ayant pas eu le Covid présentent un des symptômes précédemment décrits. Chez les anciens patients Covid, la proportion monte à 21,4%. C'est par une soustraction que les chercheurs parviennent à conclure qu'un peu plus de 12% de personnes frappées par le Covid développent une séquelle spécifiquement liée à la maladie. Cette étude comporte toutefois certaines limites, comme le fait de ne pas avoir mesuré la fréquence d'autres symptômes associés au Covid long, dont notamment un état de déprime ou de confusion mentale.


SM avec AFP

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