RÉPARATION – L’Apesac, l’association des victimes de la Dépakine regroupant 2000 familles, va déposer ce mardi une "class action" - ou une action collective - contre le laboratoire qui commercialise l’anti-épileptique, Sanofi. Une première dans l’Hexagone.

L’union fait la force pour obtenir réparation. L’association des victimes de la Dépakine, l’Apesac, l’a compris et a choisi cette option pour accélérer la procédure. Ainsi, elle doit déposer une action collective contre le laboratoire Sanofi ce mardi 13 décembre, selon une information de l’Obs confirmée par l'AFP.  

L'association annonçait déjà en septembre dernier que cette procédure viserait un "manquement à l’obligation d’information" de la part du laboratoire. C'est la première fois qu'une telle démarche est entreprise en matière de santé. 

Comme les autres consommateurs français qui s’estiment lésés, les victimes du médicament peuvent intenter une action de groupe en passant par une association agréée par le gouvernement. En France, cette procédure est possible depuis le 27 septembre, date de la parution du décret au Journal Officiel. Les personnes qui souhaitent remettre en cause un dispositif de santé peuvent ainsi le faire. Mis à part cette action collective, des procédures au civil et six plaintes pénales ont déjà été déposées par des familles. 

Une chose est sûre : le montant de la note est salée. L'antiépileptique, à l'origine des malformations chez les nourrissons et susceptible d'accentuer le risque de troubles de développement, devrait coûter près de six milliards d'euros au contribuable, d'après les estimations  du Figaro.

Et pour cause, quelques 50.000 femmes auraient été exposées au Valporate de sodium, la molécule du médicament, entre 1967 et 2015. Près de 12.000 enfants seraient ainsi nés avec des problèmes de santé imputables à la Dépakine. Le 15 novembre dernier, les députés ont voté à l'unanimité la création d'un fonds d'indemnisation. 


Julie BERNICHAN

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