Malgré la fin du numerus clausus en faculté de médecine, les jeunes médecins vont à manquer dans les prochaines années.Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie plaide donc pour un maintien en activité des médecins "au-delà de 65 ans".Des "formules allégées" pour jouer sur l'attractivité est notamment l'une des pistes.
Travailler plus pour ne pas soigner moins. Face à une pénurie de médecins appelée à durer, le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) plaide pour leur maintien "en activité au-delà de 65 ans", dans un projet de rapport consulté ce mardi 6 septembre par l'AFP.
La fin du numerus clausus à l'entrée des facultés de médecine n'a pas réglé le problème. Et pour cause : les dernières projections du ministère de la Santé, l'an dernier, annonçaient un "creux" démographique dans la profession, au moins jusqu'en 2030.
Les "zones en difficulté" particulièrement visées
Puisque les jeunes diplômés ne suffiront pas, les regards se tournent vers leurs aînés. "Pour franchir le cap des dix prochaines années, en attendant que l'augmentation des capacités de formation produise ses effets, il faut maintenir les médecins en activité le plus possible", estime le HCAAM dans son projet de rapport sur "l'organisation des soins de proximité".
C'est encore plus vrai "dans les zones en difficulté", où "maintenir les médecins en activité au-delà de 65 ans est un enjeu majeur", ce qui "suppose de créer des conditions favorables" pour les inciter à retarder leur départ en retraite, ou à reprendre un exercice en cumul emploi-retraite.
Quitte pour cela à leur proposer "des formules allégées" : pas de participation aux gardes les soirs et weekends, des horaires choisis, un poste salarié délesté des "charges de gestion" du cabinet…
Le HCAAM ne recommande en revanche pas de "limiter l'installation" des médecins pour mieux les répartir sur le territoire, doutant que cette contrainte "soit de nature, à elle seule, à (les) faire venir dans les territoires les moins attractifs".
Il suggère plutôt "d'optimiser le temps médical disponible" et prône "le partage d'activités", en particulier avec les infirmières, pour atteindre un objectif de 1300 patients suivis par médecin, contre environ 1050 aujourd'hui.
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