Covid-19 : le défi de la vaccination

Le vaccin AstraZeneca dans la tourmente : en France, un seul cas de thrombose identifié

L.G
Publié le 12 mars 2021 à 18h56
Seul un cas de thrombose multiple a été analysé en France après l'injection du vaccin AstraZeneca

Seul un cas de thrombose multiple a été analysé en France après l'injection du vaccin AstraZeneca

Source : Tiziana FABI / AFP

VACCINATION - Alors que plusieurs pays européens ont suspendu, jeudi 11 mars, les injections du vaccin, l'Agence nationale de sécurité du médicament recommande dans son dernier rapport de pharmacovigilance de poursuivre la vaccination avec des doses d’AstraZeneca.

Le vaccin AstraZeneca enchaîne les déconvenues. Autorisé en France depuis le début du mois de février, dans plusieurs pays, le sérum anglo-suédois a vu son utilisation suspendue ou retardée après des cas de formation de caillots sanguins. Si seuls 43% des Français disent faire confiance au vaccin d'AstraZeneca, selon notre sondage, Olivier Véran avait tenu à rassurer le 11 mars, en assurant qu'il n’y avait "pas lieu de [le] suspendre".   

Ce vendredi, l'Agence nationale de sécurité du médicament a, elle aussi, publié des données rassurantes : un seul cas de thromboses multiples a été analysé, indique l'ANSM, précisant qu'"étant donné les cas également rapportés dans d’autres pays européens, ce cas constitue un signal qui fera l’objet d’une surveillance particulière" dans les prochains rapports.   

En tout, depuis le début de la vaccination en France, ce sont 3013 cas d’effets indésirables qui ont été répertoriés.  Selon le rapport, ces effets indésirables correspondent essentiellement à des "syndromes pseudo-grippaux qui surviennent en majorité dans les 24 heures"

À titre de comparaison, pour les trois vaccins confondus, 11.802 cas d'effets indésirables ont été recensés en France dont 302 pour le Moderna et 8487 pour le Pfizer.  En cas de fièvre et/ou de douleurs, l'ANSM recommande de privilégier l'utilisation du paracétamol à la dose la plus faible et le moins longtemps possible. 

"Aucune preuve de risque aggravé"

Le groupe pharmaceutique a répondu à ces accusations ce vendredi après-midi dans un communiqué, affirmant qu'il n'y avait "aucune preuve de risque aggravé" de caillot sanguin entraîné par son vaccin contre le Covid-19. "En fait, les chiffres sur ce type [de problème médical] sont beaucoup plus faibles chez ceux qui sont vaccinés comparé à ce qui serait attendu dans la population dans son ensemble".

L'Organisation mondiale de la santé a aussi apporté son soutien au vaccin ce vendredi 12 mars. Lors d'un point de presse de l'ONU à Genève, la porte-parole de l'organisation, Margaret Harris, a déclaré qu'il n'y avait "pas de raison de ne pas utiliser" le vaccin. 


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