Bronchiolite : les urgences pédiatriques saturées

Épidémie de bronchiolite : plan Blanc, plan Orsan, en quoi consiste le dispositif mis en œuvre dans les hôpitaux ?

AD
Publié le 10 novembre 2022 à 15h40, mis à jour le 10 novembre 2022 à 16h01
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Face à la flambée des cas de bronchiolite sur le territoire, François Braun a activé le plan Orsan, qui encadre les "plans blancs" hospitaliers.
Dispositif de crise des hôpitaux, il sert à planifier la mise en œuvre rapide et rationnelle des moyens humains et matériels en cas d'afflux de patients ou de victimes.

Face à l'épidémie de bronchiolite qui flambe sur le territoire national - du jamais vu depuis dix ans -, le ministre de la Santé François Braun a annoncé mercredi qu'il activait le plan Orsan, dispositif qui permet aux hôpitaux de prendre des mesures spécifiques pour faire face à une crise sanitaire, quelle que soit son origine. 

"Face à des niveaux d’hospitalisation sans précédent depuis 10 ans, engendrés par l’épidémie de bronchiolite, j’ai activé aujourd’hui le plan Orsan. Nous renforçons les moyens de chaque région pour soutenir les soignants et assurer la prise en charge des enfants et des familles", a indiqué le ministre sur Twitter.

Le schéma Orsan, instauré en 2014, encadre les "plans blancs" hospitalier. Il définit des parcours de soins des patients et la coordination entre les acteurs du système de santé en cas de "situation sanitaire exceptionnelle" (épidémie, acte malveillant, catastrophe naturelle ou accident technologique). Il a déjà été déclenché à plusieurs reprises : grippe saisonnière de 2014-2015, attentats de 2015 et 2016, puis crise du Covid-2019 en 2020.

Attentat, accident grave ou épidémie

Le "plan blanc" est quant à lui la déclinaison du schéma Orsan au niveau des hôpitaux, dont la mission est ainsi précisée. Déclenché en cas d'attentat, d'accident grave ou d'épidémie, il s'applique aux hôpitaux, mais aussi aux cliniques. La loi du 9 août 2004 impose la rédaction d'un plan blanc à tous les établissements de santé. Selon un document disponible sur le site du ministère de la Santé, ce plan spécifique d'urgence sanitaire, "un dispositif de crise", sert à planifier la mise en œuvre rapide et rationnelle des moyens humains et matériels en cas d'afflux de patients ou de victimes. Tout établissement de santé, quel que soit son statut, dispose d'un plan blanc complété par le plan blanc élargi.

Il offre la possibilité de déployer le plus de personnel possible et de rendre disponibles certains services pour des besoins liés à l'urgence. Et de fait, d'ouvrir des lits supplémentaires, de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté. L'ensemble des professionnels d'un établissement, qu'ils soient administratifs, médecins, soignants ou personnels techniques, sont impliqués.

Lire aussi

En somme, la mise en alerte des hôpitaux, services d'urgence et de tout le dispositif de santé publique s'effectue dans divers cas : l'accueil massif de victimes non-contaminées, la prise en charge de nombreux patients après un phénomène climatique, la gestion d'une épidémie sur le territoire national - ce qui est donc le cas en ce mois d'août - ou la prise en charge d'un risque biologique. Le dispositif doit être régulièrement testé avec des exercices répétés au minimum chaque année.

À noter qu’avant même les attentats qui ont ensanglanté la France en 2015 ou en 2016, le plan blanc a été déclenché plusieurs fois par le passé, pour faire face à des épidémies de grippe et de gastro-entérite par exemple, mais aussi de graves accidents de circulation.


AD

Tout
TF1 Info