Covid, bronchiolite, grippe : une triple épidémie inédite

Covid-19 : le retour du masque obligatoire ? Le gouvernement renonce (pour l'instant) à le réimposer

J.F
Publié le 5 décembre 2022 à 13h04
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Source : Le JT

Alors que la 9e vague de Covid-19 sévit, le port du masque obligatoire dans les transports n'est toujours pas d'actualité.
Le gouvernement reste sur sa ligne : pas de coercition et un appel à la responsabilité de chacun.
Toutefois, "mon bras ne tremblera pas s'il faut décider l'obligation du masque", a déclaré le ministre de la Santé, François Braun.

La France fait face à une neuvième vague de Covid-19, à une période où les hôpitaux sont déjà confrontés à des épidémies de grippe et de bronchiolite. Alors pour essayer de les protéger d'une tension encore plus forte et d'une affluence de malades du Covid-19, mais aussi avant les réunions familiales de la fin de l'année, le gouvernement multiplie les appels à la prudence et au respect des gestes barrières. Pourtant, il ne souhaite pas imposer le port du masque, notamment dans les transports.

Ce lundi 5 décembre, aux côtés de personnes immunodéprimées, le ministre de la Santé, François Braun, rappellera l'importance de se faire vacciner, mais aussi du port du masque, indispensables pour se protéger et protéger les plus fragiles. Dimanche sur BFMTV, il a déjà rappelé que l'exécutif ne souhaitait pas adopter de mesures coercitives. "Je ne suis pas favorable en général à la coercition. Je fais confiance aux Français", a-t-il déclaré. Il a également jugé que la situation ne le nécessitait pas. "Je suis la situation au jour le jour et les décisions suivront son évolution", a-t-il ajouté.

Le gouvernement a d'ailleurs décidé de ne pas nécessairement donner l'exemple. Sur le plateau de BFMTV, François Braun ne portait pas de masque, ce que lui ont fait remarquer les journalistes. "Nous ne sommes pas dans un lieu clos en promiscuité. Je veux porter un discours d'honnêteté et de vérité, montrer ce qui est raisonnable, pas avoir une attitude", a-t-il justifié. Mardi dernier, Elisabeth Borne avait également appelé au port du masque dans les transports… sans en porter un dans l'hémicycle, bondé, de l'Assemblée nationale. "Ça ne me choque pas", a répondu le ministre de la Santé, interrogé à ce sujet.

Mon bras ne tremblera pas s'il faut décider l'obligation du masque

François Braun

Toutefois, "si on continue à augmenter les contaminations, mon bras ne tremblera pas s'il faut décider l'obligation du masque, y compris dans toutes les circonstances, si on devait arriver à ce niveau-là", a-t-il expliqué. Il pourrait ainsi changer d'avis en cas de "saturation des hôpitaux" ou d'aggravation "de l'épidémie de grippe". Si l'exécutif souhaitait réimposer le port du masque dans des lieux clos, cela pourrait passer par un texte réglementaire, a fait valoir le ministre de la Santé, par exemple un décret pris par la Première ministre. 

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Dimanche, Brigitte Autran, présidente du Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars) a également estimé qu'il fallait "aller vers un port du masque le plus possible dans les lieux clos, là où il y a une promiscuité importante" mais qu'il s'agissait d'"une décision politique et ce n'est pas à nous de le décider". Le Covars donnera "un avis complet" sur la situation épidémique à la fin de semaine ou au début de la suivante. Un avis que le gouvernement pourrait bien décider de suivre. Un retour du masque obligatoire plus de six mois après sa disparition est-il à attendre ?


J.F

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